Pas-de-Calais : un homme mis en examen pour l'assassinat de sa conjointe, par amour pour une autre qui n'existait finalement pas

Un homme âgé de 29 ans est soupçonné de féminicide sur sa conjointe. Il est mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire.
Article rédigé par Aurélien Thirard
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Les trois mineurs ont été confondus par la téléphonie et la vidéosurveillance. (LIONEL VADAM  / MAXPPP)

Lhomme, qui a été arrêté et placé en garde à vue lundi 11 mars, a été mis en examen mercredi pour "assassinat" et placé en détention provisoire, a appris franceinfo auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il est soupçonné d'avoir tué sa femme en janvier.

Devant le juge d'instruction, l'homme a fait "des déclarations spontanées au terme desquelles il regrettait son geste", précise le parquet.

Lors de ses auditions, le suspect - Nicolas H. - a avoué avoir tué sa compagne. Il a expliqué aux enquêteurs avoir prémédité son geste pour "concrétiser une relation affective qu'il entretenait sur internet", explique le parquet. Or, selon les premiers éléments de l'enquête, cette relation "correspond à une escroquerie par internet dans le cadre de laquelle le suspect a versé de l'argent".

Le 28 janvier, Nicolas H. - âgé de 29 ans et demeurant à Beussent dans le Pas-de-Calais - avait affirmé s'être rendu à la boulangerie le matin et avoir découvert le corps ensanglanté de sa compagne - Alicia P. âgée de 28 ans - à son retour. Il avait alors appelé les gendarmes et les secours et avait émis l'hypothèse que sa conjointe avait été tuée lors d'un cambriolage chez eux.

Une information judiciaire avait alors été ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer et confiée à la gendarmerie nationale (section de recherches de Lille) pour "meurtre" et "vol avec violence ayant entraîné la mort". Les investigations menées n'avaient pas permis de confirmer la thèse du cambriolage émise par suspect qui a donc fini par être interpellé en début de semaine.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.