"J’étais persuadé que j’allais le retrouver" : un corps découvert sur un glacier des Alpes, 43 ans après la disparition d'un alpiniste

Michel Baud n'a jamais cessé de croire qu'avec l'avancée du glacier, la montagne finirait par rendre la dépouille de son ami d'enfance Jean-François Benedetti, disparu en juillet 1976 à plus de 3 900 mètres d'altitude, dans les Alpes. Des tests ADN doivent être réalisés pour confirmer l'identité de la victime.

L\'Ailefroide Occidentale, qui culmine à plus de 3 900 mètres d\'altitude à cheval entre l\'Isère et les Hautes-Alpes.
L'Ailefroide Occidentale, qui culmine à plus de 3 900 mètres d'altitude à cheval entre l'Isère et les Hautes-Alpes. (W. PATTYN / BLICKWINKEL)

"J’étais persuadé que j’allais le retrouver, explique Michel Baud au micro de nos confrères de France Bleu Isère. Mon ami a disparu en 1976 et depuis, cela me trottait dans la tête de le retrouver. Nous avons passé plusieurs années à faire de l’escalade et de la montagne ensemble…" Les secouristes de la CRS-Alpes de Grenoble ont retrouvé lundi 9 septembre les restes d'un corps sur le Glacier Long, au pied de l'Ailefroide occidentale, un sommet qui culmine à plus de 3 900 mètres d'altitude à cheval entre l'Isère et les Hautes-Alpes.

Des tests ADN pour confirmer l’identité de la victime

L'alpiniste est visiblement mort il y a plusieurs décennies et il pourrait s'agir de Jean-François Benedetti, disparu en juillet 1976 lors de son ascension en solitaire de l'Ailefroide. Des tests ADN doivent être réalisés afin de confirmer l'identité de la victime, mais c'est la seule disparition signalée dans ce secteur. Il y a quelques jours, Michel Baud avait repéré un morceau de son sac sur le glacier et déclenché l'intervention des secours en montagne. Depuis 1976, il n'a jamais cessé de croire qu'avec l'avancée du glacier, la montagne finirait par rendre la dépouille de son ami d'enfance.

Le glacier recule d’année en année

"Depuis quelques années, poursuit Michel Baud, le glacier recule : il devient de plus en plus petit, de moins en moins épais, de plus en plus étroit. Cela me paraissait évident qu’après cette année de chaleur et de grande fonte, on allait le retrouver. C’était pour moi quelque chose d’obligatoire, comme un appel de sa part."

Un glacier des Alpes rend les restes d'un corps et réveille les espoirs d'un proche d'un alpiniste disparu en 1976 - France Bleu Isère
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