Lille : la piste criminelle confirmée après l'incendie d'une école

Un tiers du bâtiment a été détruit par les flammes. Martine Aubry, la maire de la ville, "condamne fermement cet acte qui s'en prend à un lieu si essentiel pour les enfants".

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Radio France
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L'école maternelle Hachette, située rue Léon Blum à Lille, incendiée jeudi 22 avril 2021. (FRANCOIS CORTADE / RADIOFRANCE)

Les premiers constats effectués dans l'école incendiée à Lille jeudi soir confirment l'origine criminelle des flammes, a appris vendredi 23 avril franceinfo de source policière. Une des fenêtres de l'école a été brisée. Il n'y a pas eu d'interpellation à ce stade mais un des projectiles a été saisi pour relever d'éventuelles empreintes.

L'incendie qui avait été signalé vers 20H15 a été circonscrit vers 1 heure du matin. Plus du tiers du bâtiment de l'école maternelle Hachette, située rue Léon Blum est détruite. 

Tirs de mortiers et jets de projectiles

Des témoins ont appelé les secours vers 20h15, prévenant d'un "important panache de fumée" se dégageant de cette école du sud de Lille. À leur arrivée, les pompiers ont été victimes de tirs de mortiers d'artifice, précise à franceinfo une source policière. À l'arrivée des forces de l'ordre, "les assaillants avaient quitté les lieux", ajoute-t-elle, précisant qu'elles ont tout de même été victimes "de jets de projectiles" provenant d'immeubles aux alentours. A 21h10, l'incendie "d'origine criminelle a été circonscrit". 

Dans un tweet publié jeudi soir la maire de Lille, Martine Aubry, a rapidement parlé d'un "incendie volontaire". Elle "condamne fermement cet acte qui s’en prend à un lieu si essentiel pour les enfants, lieu d’éducation et d’émancipation, symbole vivant de la République".

"On voyait qu'ils nous suivaient puisqu'ils se déplaçaient en fonction des mouvements de nos véhicules", a expliqué à France Bleu Nord Elise Valembois, cheffe des opérations de secours sur cette intervention.

"Avec du recul, je pense qu'on a eu de la chance", poursuit-elle, confirmant qu'aucun blessé n'est à déplorer dans les rangs des pompiers. Les pompiers "saluent l'arrivée rapide des forces de l'ordre, police nationale et municipale", qui ont été "déterminants pour travailler sereinement", ajoute Nicolas Mougin, chef du service communication.

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