Incendie meurtrier du bar Cuba Libre à Rouen : le gérant et son frère sont mis en examen

Le gérant du bar et son frère ont été mis en examen pour "homicides et blessures involontaires aggravées par violation délibérée d'une obligation de sécurité". L'incendie de cet établissement, début août, a fait 14 morts, 

Des policiers enquêtent après l\'incendie dans un bar de Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 5 au 6 août 2016.
Des policiers enquêtent après l'incendie dans un bar de Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 5 au 6 août 2016. (MAXPPP)

Le gérant du bar Cuba Libre à Rouen, dont l'incendie a fait 14 morts début août, ainsi que son frère, salarié du bar, ont été mis en examen, mercredi 14 septembre. Ils ont tous les deux été remis en liberté sous contrôle judiciaire, indique le parquet de Rouen. Nacer et Amirouch Boutrif ont été mis en examen pour "homicides et blessures involontaires aggravées par violation délibérée d'une obligation de sécurité", précise le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache.

L'incendie s'est produit dans la nuit du 5 au 6 août, dans une petite cave du bar, sur la rive sud de la Seine à Rouen, qui avait été privatisée pour un anniversaire auquel assistait une vingtaine de personnes. Treize personnes avaient été tuées, intoxiquées par les fumées. Une jeune femme, gravement brûlée et hospitalisée à Paris, est décédée le 1er septembre. Six personnes avaient été légèrement blessées.

Des obligations de sécurité non respectées 

L'enquête sur cet incendie, le plus meurtrier en France depuis 2005, est conduite par deux juges d'instruction. Jusqu'ici, une information contre X a été ouverte par le parquet pour "homicides et blessures involontaires par violation délibérée d'une obligation de sécurité".

Dès les premiers éléments de l'enquête fournis à la presse, il est apparu en effet que des obligations de sécurité n'ont pas été respectées. Ainsi, des bougies d'anniversaire de type "feux de Bengale" ont embrasé de façon anormalement rapide l'isolant phonique sur les murs et le plafond. La porte de secours était fermée et l'escalier menant au niveau supérieur était particulièrement raide et étroit.