Incendie de Lubrizol : l'entreprise Normandie Logistique affirme que le feu n'est pas parti de ses locaux

Les éléments techniques "nous laissent penser que l'incendie ne part pas de nos locaux", a déclaré le directeur général Christophe Boulocher, lors d'une conférence de presse. Le groupe Lubrizol affirmait lui aussi que le sinistre ne s'était pas déclaré sur son site.

Le logo de l\'entreprise Normandie Logistique à Rouen (Seine-Maritime), le 8 octobre 2019.
Le logo de l'entreprise Normandie Logistique à Rouen (Seine-Maritime), le 8 octobre 2019. (LOU BENOIST / AFP)

D'où est parti le feu qui a ravagé l'usine Lubrizol et plongé la ville de Rouen sous un panache de fumée noire ? Le 26 septembre dernier, le feu avait détruit une partie de l'usine classée Seveso seuil haut et avait endommagé ou détruit trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique, mais les enquêteurs cherchent toujours à remonter le fil du sinistre.

Sur la défensive, Lubrizol avait affirmé "que le feu a tout d'abord été observé et signalé à l'extérieur" de son site, ce qui suggérerait une origine extérieure. Des vidéos saisies par les enquêteurs montreraient également que les premières flammes visibles apparaissent derrière la zone de stockage du groupe.

"L'incendie ne part pas de nos locaux"

Indirectement mis en cause, le groupe Normandie Logistique a donné une conférence de presse pour démentir cette hypothèse. "Sur l'origine du sinistre, les éléments techniques dont nous disposons à ce jour sont en cours d'analyse par nos experts d'assurance dont la première visite est intervenue hier, a notamment précisé Christian Boulocher, le directeur général de l'entreprise. Toutefois, dès à présent, ces éléments nous laissent penser que l'incendie ne part pas de nos locaux."

"Nous ne stockons pas de produits à haute toxicité, a poursuivi le directeur général de Normandie Logistique. Nous entreposons des produits combustibles dont la nature et la quantité sont conformes aux normes et limites prescrites par la réglementation ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement) applicable à nos entrepôts." 

Les entrepôts touchés contenaient plus de 9 000 tonnes de marchandises, mais on ne connaît pas la nature exacte des produits et le nombre de fûts qui ont brûlé. Par ailleurs, des perquisitions ont débuté dans les locaux administratifs de l'entreprise Lubrizol et de Normandie Logistique, a appris franceinfo de source judiciaire.