Incendie de Lubrizol : déjà plus de 130 plaintes déposées

Mardi 8 octobre, plus de 130 plaintes ont déjà été déposées par des particuliers, mais également des élus locaux, qui craignent les conséquences de l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime) sur leur santé. Les premiers experts viennent d'arriver sur le terrain. Les investigations ne font que commencer.

FRANCE 3

Il aura fallu 12 jours pour que le site de l'usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), en proie aux flammes jeudi 26 septembre, soit accessible aux enquêteurs. Treize gendarmes, dont six experts en incendie, ont débuté leurs constatations, mardi 8 octobre. L'objectif est de déterminer les causes de l'incendie et localiser précisément le départ de feu. Depuis deux semaines, plus de 130 plaintes ont été déposées, selon le parquet de Paris, la plupart pour "mise en danger de la vie d'autrui". Ces recours proviennent de particuliers, mais aussi des collectivités. La ville et la métropole de Rouen-Normandie s'apprêtent elles aussi à porter plainte contre X.

Le gouvernement tente de contenir l'inquiétude

Dans les communes voisines, on fait les comptes. À Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), sur les hauteurs de Rouen, la commune a dû vider sa piscine municipale polluée par les suies, avant de la remplir à nouveau. Coût de l'opération : 22 000 euros, que la municipalité espère bien se faire rembourser. Une inquiétude que le gouvernement tente de contenir. Pour la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, c'est à la société Lubrizol d'assumer les conséquences de l'incendie. Il y a quelques jours, Lubrizol s'est engagé à participer à la réparation des conséquences de l'incendie de son usine.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une partie de l\'usine Lubrizol après l\'incendie, à Rouen (Seine-Maritime), le 27 septembre 2019. 
Une partie de l'usine Lubrizol après l'incendie, à Rouen (Seine-Maritime), le 27 septembre 2019.  (LOU BENOIST / AFP)