Aude : après l'incendie, la colère du maire de Monze

Après l'incendie de Monze (Aude) mercredi 14 août, le maire de la commune estime qu'il y a eu défaillance de l'État et des pompiers.

FRANCE 2

À Monze (Aude) 400 à 500 hectares ont brûlé dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 août. Essentiellement des résineux, des cyprès et des pins d'Alep. Selon le maire de la commune, ce sinistre aurait pu être évité, car le premier avion bombardier est arrivé deux heures après le signalement du feu. "On a été obligés d'évacuer la zone et on a regardé le territoire brûlé", déplore Christian Caverivière. Malgré la violence de l'incendie, le feu a pu être fixé et les habitations préservées.

Une alerte lancée en octobre durant les inondations

Le maire, lui, ne décolère pas. En octobre dernier, après les inondations, il avait alerté les autorités, car les pistes d'accès à la forêt n'étaient plus en état. Il n'a eu droit à aucun financement. Dans cette région viticole, les vignes, peu combustibles, ont joué le rôle de pare-feu. Malgré tout, certains viticulteurs ont vu leurs récoltes touchées par les flammes. Vendredi 16 août, quelques fumerolles apparaissent encore au loin ; 150 pompiers sont toujours mobilisés sur place.

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Un canadair en intervention le 3 septembre 2003 près de La Garde-Frenet dans le massif des Maures (Var).
Un canadair en intervention le 3 septembre 2003 près de La Garde-Frenet dans le massif des Maures (Var). (DOMINIQUE FAGET / AFP)