Affaire Elisa Pilarski : le chien Curtis est le seul à l'origine de la mort de la jeune femme, selon deux experts vétérinaires

Elisa Pilarski, âgée de 29 ans et enceinte, avait été retrouvée morte en forêt de Retz (Aisne), alors qu'elle était partie se promener le 16 novembre 2019 avec l'American Staff de son compagnon, Curtis, tandis qu'une chasse à courre était organisée parallèlement. 

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La juge d'instruction et des témoins se rendent sur les lieux de la mort d'Elisa Pilarski, dans la forêt de Retz (Aisne), le 12 février 2020. (MAXPPP)

Un seul chien est à l'origine de la mort d'Elisa Pilarski, et c'est celui avec lequel elle se promenait, Curtis. Deux experts vétérinaires cités par la justice ont rendu leur rapport, et ils sont formels, a indiqué à France 3 l'avocat du compagnon de cette jeune femme, morte en forêt de Retz (Aisne), il y a près d'un an, confirmant une information du Courrier picard. L'avocat va demander une contre-expertise. Outre ce rapport, les résultats des prélèvements ADN effectués sur le corps de la victime sont attendus sous peu.

Elisa Pilarski, âgée de 29 ans et enceinte, a succombé alors qu'elle était partie se promener le 16 novembre 2019 avec Curtis, un chien de race American Staffordshire. D'après l'autopsie, le décès a pour origine "une hémorragie consécutive à plusieurs morsures" d'un ou plusieurs chiens. Des prélèvements génétiques ont été effectués sur 67 chiens : les cinq American Staffordshire d'Elisa Pilarski et de son compagnon, Christophe Ellul, et les 62 chiens qui participaient au même moment à une chasse à courre à proximité.

"Elisa n'a jamais vécu avec ce chien"

Les mâchoires des chiens ont aussi été mesurées par les vétérinaires. Selon Le Courrier picard, sur les chiens de meute, l'écart entre les crocs supérieurs est au minimum de 4,4 cm, l'écart de ceux de Curtis est de 3,6 cm. Or sur les blessures, aucune lésion ne présente un écartement de plus de 3,6 cm. "Les comparaisons ne laissent aucun doute selon les vétérinaires : les blessures ne sont pas compatibles avec des morsures de chiens de chasse", conclut le quotidien régional. Néanmoins, il n'est pas exclu que Curtis ait changé de comportement en entendant la meute de chiens de chasse.

"Tout le monde explique que c'est le chien d'Elisa qui aurait mordu celle-ci à mort. Or, Curtis n'est pas et n'a jamais été le chien d'Elisa Pilarski", insiste, dimanche, sur BFMTV Caty Richard, l'avocate de la famille de la victime. "Elisa et son compagnon, Christophe Ellul, se connaissaient depuis peu de temps, elle n'était pas là quand il a dressé Curtis, n'a jamais vécu avec ce chien, rappelle l'avocate. D'après sa mère, c'était même sans doute la première fois qu'elle le promenait seule."

La mère d'Elisa Pilarski "attend qu'on arrête de faire de Curtis la victime de ce dossier", poursuit Caty Richard. "S'il est un chien dangereux il n'en est pas moins un chien attachant", reconnaît-elle. Mais elle déplore l'emballement autour de cette affaire. "J'ai moi même reçu des menaces [qui disaient] : si Curtis est euthanasié on te crève", dénonce l'avocate. Et de conclure : "La vie d'un chien, quel qu'il soit, ne peut pas passer devant la vie d'une jeune femme qui portait en elle un enfant. Il ne s'agit pas d'une vie pour une vie ! Mais la justice doit se poursuivre dans la sérénité."

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