Redoine Faïd sera "un détenu difficile à gérer parce qu'il va passer pour le caïd"

Nicolas Bihan, le secrétaire national adjoint du syndicat Pénitentiaire des Surveillants estime sur franceinfo que "c'est toujours délicat de gérer des détenus comme celui-là". 

Un surveillant pénitentiaire dans une prison, en juin 2018. 
Un surveillant pénitentiaire dans une prison, en juin 2018.  (GERARD JULIEN / AFP)

Redoine Faïd, arrêté mercredi 3 octobre après trois mois de cavale, sera "un détenu difficile à gérer parce qu'il va passer pour le caïd" dans l'établissement pénitentiaire où il sera incarcéré, a expliqué mercredi 3 octobre sur franceinfo Nicolas Bihan, le secrétaire national adjoint du syndicat SPS (Syndicat Pénitentiaire des Surveillants) et délégué interrégional Hauts-de-France & Picardie.

Le syndicaliste estime que ses collègues vont avoir "une certaine appréhension" de devoir surveiller Redoine Faïd. "Aujourd'hui les collègues ne se sentent pas soutenus par l'administration pénitentiaire. Ils ne se sentent pas en sécurité. C'est toujours délicat de gérer des détenus comme celui-là".

Ce qui inquiète Nicolas Bihan, c'est que le braqueur "aura de l'influence, de l'aide, des complices". Il pointe "les soucis de sécurité notamment avec la présence des téléphones portables qu'on retrouve dans quasi toutes les cellules des prisons en France". Chaque année, ce sont "en moyenne 40 000 téléphones qui sont saisis", rappelle le syndicaliste.

Pour casser la routine de Redoine Faïd, "il faudrait qu'il soit régulièrement transféré, qu'il circule dans les établissements les plus sécurisés de France avec toujours les moyens qui suivront derrière".