"Des fuites, des malfaçons" : à Marseille, des parents d'élèves s'inquiètent du mauvais état d'une maternelle

L'effondrement de trois immeubles à Marseille amplifie les craintes de familles qui demandent à la mairie d'agir rapidement. 

La maternelle Saint-Vincent-de-Paul dans le 4e arrondissement de Marseille (illustration).
La maternelle Saint-Vincent-de-Paul dans le 4e arrondissement de Marseille (illustration). (CAPTURE D’ÉCRAN GOOGLE STREET)

Des familles demandent plusieurs mois à la mairie de Marseille d'agir pour stopper des inondations récurrentes à la maternelle Saint-Vincent-de-Paul, dans le 4e arrondissement. Leurs doléances prennent une tonalité de plus en plus inquiète, après l'effondrement de trois bâtiments le 5 novembre. 

Dortoir fermé, problèmes d'électricité...

L'école accueille huit classes, 200 élèves et une douzaine d’enseignants. Depuis la rentrée de septembre, Anne-Claire Gosselin se plaint des inondations à répétition dans la maternelle. "Le dortoir de ma fille a été fermé. Il y avait une odeur horrible, ça commençait à moisir, explique cette mère de famille. Ils ont fermé la salle où il y avait la machine à laver le linge parce qu’il y a un risque avec des problèmes d’électricité." Elle ajoute que les parents ont reçu un mot pour participer au lavage de draps afin que les enfants aient du linge propre. Par ailleurs, "les livres de la bibliothèque sont en train de moisir"

Du côté de la mairie, rien ne bouge

"Le problème des fuites est lié à des problèmes de malfaçons. Donc, elle a été mal conçue tout simplement, selon Anne-Claire Gosselin, inquiète. "Tous les jours quand j’amène ma fille à l’école, je me sens mal de me dire qu’elle est dans ces conditions-là. J’ai peur parce que je me dis qu’un accident est bien vite arrivé, confie-t-elle. On ne sait pas ce que fait la mairie, apparemment ce n’est pas une urgence. Au final, ce sont nos enfants qui trinquent."

L’école a été refaite en 2011, mais il y a des défauts. La mairie attend que les assurances tranchent sur les responsabilités. L’explication est juste, mais la population demande des actes. Vite.