Mort à la maternité d'Orthez : l'anesthésiste reconnaît avoir bu le jour de l'accouchement

Elle aurait ingurgité de la vodka mélangée à de l'eau. "Je n'étais pas ivre, j'étais à 70% de mes capacités" a-t-elle déclaré selon une source judiciaire.

L\'anesthésiste à la sortie de son audience auprès du juge de liberté et détention, le 2 octobre 2014 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques).
L'anesthésiste à la sortie de son audience auprès du juge de liberté et détention, le 2 octobre 2014 à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). ( MAXPPP)

Elle reconnaît avoir bu de la vodka, et ne pas avoir été ivre mais "à 70% de [ses] capacités." Mise en examen après la mort d'une patiente, l'anesthésiste belge aurait reconnu avoir bu le jour du drame, selon les informations du journal Sud Ouest, confirmées par une source judiciaire à l'AFP, mardi 14 octobre.

Pendant sa garde à vue, elle aurait fait mention d'un quart de bouteille de 50 cl, remplie à moitié de vodka et à moitié d'eau. Elle aurait ingurgité cette quantité d'alcool une fois le matin et une fois à 18 heures. Agée de 45 ans, elle comparaît devant la cour d'appel de Pau (Pyrénées-Atlantiques), mardi, qui va étudier sa demande de remise en liberté.

Elle avoue un "problème pathologique avec l'alcool"

La victime avait été admise à la clinique d'Orthez pour un accouchement par césarienne et avec anesthésie générale, dans la nuit du 26 au 27 septembre. Après un arrêt cardiaque, elle avait été transférée à l'hôpital de Pau, avant de mourir trois jours plus tard. Son bébé est lui sain et sauf. Au début du mois, le procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller, expliquait qu'elle "n'était pas dans son état normal au moment de l'intervention".

L'anesthésiste belge s'était présentée le 30 septembre devant les gendarmes avec un taux d'alcoolémie de 2,4 g/l dans le sang. Elle avait reconnu souffrir d'un "problème pathologique avec l'alcool" et avait été placée en détention provisoire à la maison d'arrêt de Pau après sa mise en examen pour "homicide involontaire aggravé".