Disparition du petit Émile : une mise en situation va être organisée au Haut-Vernet la semaine prochaine

Le petit garçon de deux ans et demi a disparu mystérieusement le 8 juillet dernier alors qu'il était en vacances chez ses grands-parents dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Article rédigé par Mathilde Lemaire
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Les recherches se poursuivent dans le hameau du Haut Vernet pour retrouver le petit Emile. (STEPHANE DUCLET / MAXPPP)

Magistrats et enquêteurs vont se transporter sur les lieux : une mise en situation, une sorte de reconstitution de l'après-midi de la disparition du petit Émile, va être organisée le jeudi 28 mars prochain dans le hameau du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a appris mercredi 20 mars franceinfo de sources concordantes, confirmant une information de RTL

Cette opération judiciaire est une nouvelle étape dans l'enquête, huit mois et demi après la mystérieuse disparition du garçon de deux ans et demi lors de l'après-midi du 8 juillet. Elle aura pour objectif de retracer, minute par minute, les déplacements et les événements, mêmes anodins, dont se souviennent les personnes présentes cet après-midi dans ce hameau, qui compte seulement une vingtaine de maisons.

Aucune piste n'est exclue

L'idée est de replacer ces personnes dans le même espace-temps pour vérifier la cohérence des différents témoignages, notamment des membres de la famille du petit garçon. Il était gardé par ses grands-parents, dans leur maison de vacances en compagnie de plusieurs de ses oncles et tantes, qui sont encore eux-mêmes des enfants ou des adolescents, avant d'échapper à leur surveillance. Replonger ces personnes dans le contexte pourrait - les enquêteurs l'espèrent - réveiller les mémoires, faire remonter des bribes de souvenirs.

Un proche voisin est le dernier à avoir vu l'enfant descendant seule la rue de ses grands-parents. C'est dans cette rue que les chiens renifleurs ont suivi la piste du petit Émile pour s'arrêter net en bas, devant un lavoir. Accident dissimulé, égarement de l'enfant, enlèvement, dans ce dossier, les gendarmes n'ont, dès le départ, exclu aucune piste. Une enquête de flagrance avait été ouverte le 9 juillet pour "recherche des causes de disparition inquiétante". Fin août, elle avait ensuite basculé en enquête préliminaire pour "enlèvement, arrestation, détention et séquestration arbitraires"

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