L’avocat des parents de Maëlys porte plainte après des messages diffamants et injurieux sur Facebook et Twitter

Les messages "abjects" sont destinés aux parents de la fillette, la grande sœur et la tante de Maëlys, précise Me Fabien Rajon à France Bleu Isère, mercredi. Quatre profils Facebook et Twitter sont mentionnés dans la plainte.

Me Fabien Rajon, l\'avocat de la famille de Maëlys.
Me Fabien Rajon, l'avocat de la famille de Maëlys. (JEAN BENOIT VIGNY / MAXPPP)

Des messages à caractère diffamant et injurieux visant des proches de la petite Maëlys sur Facebook et Twitter ont amené l'avocat de ses parents a porté plainte contre X, a appris France Bleu Isère, mercredi 31 octobre. Quatre profils Facebook et Twitter sont mentionnés dans la plainte.

Me Fabien Rajon a déposé plainte auprès du tribunal de Lons-le-Saunier (Jura) concernant ces messages "abjects" visant les parents et la grande sœur de Maëlys. Il a également intenté une action en justice auprès du tribunal de Bourgoin-Jallieu (Isère) pour la tante de la fillette, également visée par ces commentaires. Désormais, ce sera aux parquets de décider des suites à donner.

On ne laissera rien passer.Me Fabien Rajonà France Bleu Isère

À l'origine de cette plainte se trouve, notamment, un photomontage détournant l'appel à témoin qui avait été placardé sur l’ensemble des vitrines des commerçants au moment de la disparition de la fillette. Le détournement est accompagné de propos dégradants à l’égard de la victime. Par ailleurs, des propos diffamatoires sur une publication Facebook visaient le père de la fillette. "Je rappelle qu’ils sont victimes dans cette affaire, que rien ne les préparait à être victimes et qu'au-delà du deuil qu’ils essaient de construire, difficile au quotidien, ils doivent en plus subir ce type de faits. Cela fait beaucoup pour une famille qui est déjà très affectée par ce drame", lance Me Fabien Rajon, contacté par France Bleu Isère.

L'avocat des parents de Maëlys rappelle que le 22 juin dernier, le tribunal de Sarreguemines (Moselle) avait condamné un homme à six mois de prison avec sursis pour "apologie de crime". L’homme d'une trentaine d'années se disait, sur un réseau social, admirateur de Nordahl Lelandais, qu'il qualifiait de "grand homme" qui doit être "admiré et respecté".

Nordahl Lelandais a été mis en examen pour avoir tué la fillette fin août en Isère. Il a également été mis en examen pour l'assassinat du Caporal Arthur Noyer en avril 2017.