Cinquième condamnation de Brigitte Bardot pour propos racistes

Brigitte Bardot a écopé de 15.000 euros d'amende pour incitation à la haine raciale. Le tribunal correctionnel de Paris a sanctionné une phrase écrite fin 2006 dans une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, à propos de l'abattage des moutons pendant la fête musulmane de l'Aïd. C'est la cinquième condamnation pour propos racistes de l'ancienne star internationale.

(Radio France © France Info)

Nouvel épisode dans la longue éclipse d'une star. Celle qui fut le symbole de la France et de la libération des moeurs dans les années 60 fait aujourd'hui plus parler d'elle pour ses débordements racistes que pour sa carrière artistique ou même son combat pour les animaux.

C'est d'ailleurs d'une certaine manière ce combat qui l'a amené une fois encore devant un tribunal. Le 23 décembre 2006, elle publie une lettre ouverte dans l'“Info-journal”, la revue de sa fondation. Elle y interpelle le ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, en pleine campagne présidentielle. L'ancienne égérie du cinéma français s'y indignait des pratiques d'abattages supposées des moutons lors de la fête musulmane de l'Aïd, mais en allant plus loin : “il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes”, écrivait Brigitte Bardot.

Le ministère public avait requis deux mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende. Les juges auront coupé la poire en deux. “B.B.” devra en outre s'acquitter de 1.000 euros de dommages et intérêts au Mrap et un euro symbolique à la Ligue des droits de l'homme et à la Licra.

Si la prison n'a pas été retenue, l'amende est donc lourde. Il faut dire que Brigitte Bardot est une récidiviste. C'est sa cinquième condamnation pour ce type de propos. Les quatre condamnations de l'ex-actrice depuis 1997 dans des affaires similaires étaient déjà des peines d'amendes d'une valeur croissante de 1.500 euros, puis 3.000 euros, puis 4.500 euros, puis 5.000 euros.

L'ex star, âgée aujourd'hui de 73 ans, ne s'est pas déplacée pour entendre la décision, comme lors de l'audience. Elle se dit incapable de se déplacer physiquement.

Grégoire Lecalot, avec agences