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Ce que l'on sait des incendies à la voiture-bélier à Corbeil-Essonnes

En l'espace de deux semaines, deux écoles et une médiathèque ont été endommagées par les flammes, après avoir été visées par des voitures-béliers.

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France Télévisions
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L'école Jean Macé à Corbeil-Essonnes (Essonne), touchée par un incendie dans la nuit du 5 au 6 octobre 2014. (PATRICK KOVARIK / AFP)

En deux semaines, c'est le troisième bâtiment incendié à Corbeil-Essonnes (Essonne). Une école maternelle de la ville a été visée par une voiture-bélier en flammes, dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 octobre, quinze jours après une autre école et une médiathèque de la commune. Francetv info revient sur ce que l'on sait de ces affaires.

Quels sont les bâtiments touchés ?

La médiathèque de la cité des Tarterêts a été la première à être ciblée : elle est à moitié partie en fumée dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 octobre, quelques minutes avant l'école Jean Macé, située 500 m plus loin. Si les dégâts sont importants, l'établissement, inauguré en 2012 après 5,5 millions d'euros de travaux, n'est pas à "reconstruire" avait indiqué à l'AFP le cabinet du maire, qui prévoyait une réouverture des bâtiments "après les vacances".

L'école maternelle Le Paradis a ensuite été touchée par un incendie, dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 octobre. Selon une source policière, "le sol du premier étage s'est effondré". Le procédé est similaire aux précédents incendies : une voiture-bélier en flammes a été projetée contre le bâtiment. Le véhicule, qui a brûlé sous le préau, a été signalé volé à Villabé, une commune voisine, toujours selon cette source.

Qui sont les auteurs de ces incendies ?

L'origine criminelle des incendies ne semble faire aucun doute. "Difficile de ne pas faire le lien" entre ces trois événements, réagit dans Le Parisien Jean-Michel Fritz, premier adjoint au maire à Corbeil-Essonnes. L'élu y voit de "vrais actes de terrorisme, pas du simple vandalisme", "peut-être un terrorisme intellectuel", car "on s'attaque au savoir".

Interrogé par France 2, Bruno Piriou, le vice-président (PCF) du conseil général de l'Essonne, dénonçait des "actes criminels" après le premier incendie. Selon lui, les auteurs sont "des individus qui essayent de régler des comptes avec le maire et l'ancien maire pour des histoires d'argent, tout cela est insupportable".

Après ce double incendie, la thèse de la "vengeance", dans un quartier miné par les trafics et la précarité, était sur toutes les lèvres. Selon une source policière, elle fait aussi partie des pistes des enquêteurs, dans une ville où plusieurs enquêtes en lien avec la mairie, dirigée de 1995 à 2009 par Serge Dassault, sont toujours en cours pour racket, menaces ou tentatives d'homicide. Le sénateur UMP a été mis en examen en avril pour "achat de votes".

Comment les habitants réagissent-ils ?

Une centaine de personnes se sont rassemblées, jeudi 9 octobre, pour dénoncer ces incendies volontaires. Réunis à l'appel de l'association Agir pour les Tarterêts, les participants sont partis de la médiathèque pour rejoindre la cour de l'école Jean Macé.

Depuis ce double incendie, plusieurs initiatives d'habitants ont été relayées sur les réseaux sociaux. La Fédération des conseils de parents d'élèves de l'Essonne a annoncé "une grande collecte de livres" pour la médiathèque alors qu'un appel anonyme à la collecte d'un euro par personne pour "reconstruire l'école" Jean Macé a circulé sur Facebook.

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