Braquage à Nice : un suspect arrêté

Le bijoutier, qui a tué un des deux braqueurs est, lui, toujours en garde à vue. Dans "Nice Matin", le père du jeune voleur abattu estime que son fils "a été tiré comme un pigeon".

Des policiers sur les lieux où le braqueur a été tué, le 11 septembre 2013, dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes).
Des policiers sur les lieux où le braqueur a été tué, le 11 septembre 2013, dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes). (JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP)

Un suspect a été arrêté jeudi 12 septembre, dans le cadre du braquage qui a eu lieu mercredi à Nice (Alpes-Maritimes), et au cours duquel un des voleurs a été tué. Ce dernier, qui selon le procureur était âgée de 18 ans (et non 20 ans, comme l'indiquaient hier les sources policières), a été abattu par le bijoutier alors qu'il s'enfuyait à scooter avec son complice, après avoir menacé le commerçant avec une arme à feu et dérobé des bijoux.

Le procureur de la République de Nice, Eric Bedos, n'a pas donné davantage de précisions sur le suspect en garde à vue depuis mercredi soir. Par ailleurs, la garde à vue du bijoutier niçois a été prolongée de 24 heures, a indiqué le magistrat.

"Il a été tiré comme un pigeon"

On en sait en revanche davantage sur le braqueur tué par le bijoutier. Antony, âgé de 18 ans, était connu de la justice, a précisé le procureur : "Il avait déjà été condamné à de nombreuses reprises par le tribunal pour mineurs et le tribunal correctionnel de Grasse pour vols, violences et infractions routières".

"C'est vrai qu'il a fait beaucoup de bêtises. C'était un petit délinquant, un voleur de scooters", a témoigné son père, un habitant de Carros, près de Nice, dans le quotidien Nice-Matin. "Mais le Tony, il avait un visage d'enfant. Pas un enfant n'est destiné à mourir comme ça. (...) Je ne défends pas mon fils. Il n'avait pas à faire ça", mais "là, il a été tiré comme un pigeon." Antony allait bientôt être père, a-t-il confié. Yannick, le frère du braqueur abattu, a renchéri sur l'antenne de RMC : le bijoutier "a tiré dans la rue et dans le dos. Je n'appelle pas ça de la légitime défense."