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Bébés morts dans le Haut-Rhin : "l'ADN n'est pas la solution magique mais c'est une avancée magistrale" se félicite l'avocat Thierry Moser

Thierry Moser, avocat d'Enfance majuscule, une association de protection de l'enfance partie civile dans l'affaire des bébés découverts morts dans le Haut-Rhin, se félicite des avancés de l'enquête grâce à l'exploitation d'ADN. 

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Radio France
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L'avocat Thierry Moser, le 14 juin 2017. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Quatorze ans après la découverte des corps des nouveau-nés dans des sacs poubelles dans la forêt de Galfingue, près de Mulhouse (Haut-Rhin), Thierry Moser, l'avocat d'Enfance majuscule se félicite du placement en garde à vue d'un couple grâce à une concordance ADN. Enfance majuscule est une association de protection de l'enfance qui s'était portée partie civile dans l'affaire,

"Ce rebondissement récent me donne une grande satisfaction", a réagi Thierry Moser sur franceinfo jeudi 30 novembre. "J'ai pu obtenir la réouverture de l'information, à défaut de quoi on serait aujourd'hui bien embarrassés. Si prescription il y avait eu, l'action publique serait éteinte, ce qui serait consternant au plan juridique et tout simplement au plan moral."

"Les magistrats ont saisi l'intérêt de l'ADN"

L'avocat a toujours cru aux progrès de la science. Il avait déjà plaidé en ce sens pour la réouverture de l'affaire du petit Grégory dans la Vologne. "Les magistrats ont parfaitement saisi l'intérêt de l'ADN."

"Ne faisons pas de l'ADN la solution magique et miraculeuse pour toutes les situations, a poursuivi Me Moser. Il y aussi des problèmes quant à l'interprétation des résultats de l'ADN. Mais cela été et cela reste une avancée magistrale, extraordinaire. C'est sidérant et cela permet d'arriver à des résultats très intéressants dans beaucoup de dossiers".

La garde à vue du père a été levée jeudi matin pour raisons de santé. La femme de 53 ans encourt la réclusion à perpétuité. Elle a été mise en examen pour "homicides volontaires".

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