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Avion : "Tout le monde ici commence à avoir un peu peur"

La ville d'Avion, dans le Pas-de-Calais, est le théâtre de rébellions urbaines depuis quatre jours et quatre nuits. Tout a démarré mardi, après un grave accident de scooter. Les habitants du quartier République commencent à s'inquiéter des affrontements incessants entre policiers et jeunes.  
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Radio France
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  (Maxppp)

Après Amiens, en 2012, qui s'était embrasé pendant plusieurs jours, c'est au tour d'Avion, en 2013. Comme l'année dernière, le mois d'août a été propice aux affrontements entre jeunes et policiers.

Dans cette ville du Nord de la France "réputée tranquille ", tout a démarré après le grave accident de scooter d'un jeune qui a percuté une voiture stationnée. Ce jour-là, l'arrivée des policiers a provoqué des heurts avec les jeunes. La vie du jeune homme, habitant du quartier, n'est pas en danger et son état semble s'améliorer.

Depuis, trois nuits se sont succédées avec leur lot d'évènements. Huit interpellations ont été effectuées par les policiers depuis le début. L'enquête de la police judiciaire se poursuit afin de retrouver les auteurs des différents incendies des trois dernières nuits, qui ont notamment détruit une friterie, la réserve d'un supermarché, plusieurs voitures et des containers.

Certains habitants inquiets

Le maire d'Avion a tenté de calmer la situation. "Toute la journée, je suis passé dans le quartier en demandant aux gens de tous âges de rester à la maison cette nuit, notamment aux parents de ne pas sortir avec les enfants", a-t-il expliqué à La Voix du Nord

Certains habitants sont très inquiets de la tournure que prennent les événements. "On ne sait pas jusqu'à quand ça va durer, jusqu'où ça va aller. Tout le monde ici commence à avoir un peu peur. J'ai même entendu que certains voulaient partir ", explique un Avionnais. "Je mets ma voiture en sécurité, je ferme les volets, j'ai un peu peur ", raconte une femme. 

La situation parait toutefois se calmer petit à petit. "Nous maintiendrons notre dispositif policier jusqu'à ce que le calme revienne ", a expliqué Simone Mielle, la sous-préfette. 

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