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Attentat de Nice : ce que l'on sait

Un camion a foncé jeudi soir dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice pendant le feu d'artifice du 14 Juillet. Le bilan de cette attaque sanglante, dont le "caractère terroriste ne peut être nié" selon François Hollande, est d'au moins 84 morts.
Article rédigé par France Info
Radio France
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  (L'enquête après l'attentat de Nice a permis d'identifier le conducteur du camion. © Andreas Gebert/dpa/AFP)

Les faits

■ Un camion a foncé sur la foule sur la promenade des Anglais à Nice à la fin du feu d'artifice du 14 Juillet jeudi soir. Après avoir forcé un barrage de sécurité, il a parcouru une distance de deux kilomètres sur le trottoir qui surplombe la plage où étaient amassés les spectateurs, puis s'est rendu sur la chaussée où il a continué à rouler.

■ Un dernier bilan fait état de 84 morts, dont 10 enfants et adolescents. Sur les 202 blessés, 52 sont en état d'urgence absolue, dont 25 en réanimation.

■ Le conducteur a été abattu après avoir tiré à plusieurs reprises vers les policiers avec une arme de poing de calibre 7,65 mm.

■ Le parquet anti-terroriste a été saisi.

■ Pour François Hollande, "le caractère terroriste [de cette attaque] ne peut être nié".

■ Aucune revendication de l'attaque pour l'instant.

L'enquête

■ Le conducteur a été formellement identifié comme étant Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, né le 3 janvier 1985 en Tunisie et domicilié à Nice.

■ Il est connu des services de police mais essentiellement pour des faits de droit commun. Il s'agit d'affaires assez mineures de violences, notamment conjugales, dont une bagarre récemment. L’homme avait eu une altercation à l'occasion d'un accident de la circulation en janvier qui avait donné lieu à un contrôle judiciaire. Celui-ci s’est terminé fin mars au moment où il a été jugé et condamné à une peine d'emprisonnement avec sursis. Il n'est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.

■ Un pistolet automatique de calibre 7,65 mm, un chargeur, des cartouches, un deuxième pistolet automatique, lui factice, deux répliques de fusils d'assaut, une grenade percée, un téléphone portable et divers documents ont été trouvés dans le camion.

■ Le camion blanc utilisé par le conducteur a été loué à Saint-Laurent-du-Var, le 11 juillet.

■ Un travail d'investigation est en cours pour savoir si l'homme a agi seul ou s'il a été aidé par des complices qui pourraient éventuellement être en fuite.

■ Une perquisition a été menée vendredi matin à son domicile et dans celui de son ex-épouse, à Nice. Chez lui, plusieurs cartes sim ont été saisies ainsi que du matériel informatique, en cours d’exploitation.

■ L’ex-femme du conducteur du poids lourd a été entendue en garde à vue. Selon nos informations, elle s’est présentée spontanément au commissariat.

■ Le parcours du camion a pu être retracé exactement avec la vidéosurveillance. Christian Estrosi, premier adjoint au maire de Nice et ancien édile de la ville, a indiqué sur France Info que l’on sait très exactement d’où venait le camion car "le réseau de caméras de vidéosurveillance de la ville est remonté très loin en amont pour voir très précisément où le conducteur a pris son volant et dans quelles conditions il est monté à bord"

  (Visactu NICE ce que l'on sait SANS BILAN)

■ Le chef de l'Etat a annoncé plusieurs mesures dont la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence, l'appel à la réserve opérationnelle pour épauler les policiers et gendarmes et le renforcement des actions en Irak et en Syrie.

■ Un conseil restreint de sécurité et de défense s’est tenu vendredi matin autour de François Hollande et Manuel Valls.

■ Manuel Valls a annoncé une deuil national pour les 16, 17 et 18 juillet. Les drapeaux seront mis en berne dès ce vendredi sur les édifices publics.

■ Le président de la République et le Premier ministre se sont rendus à Nice vendredi. François Hollande a visité le centre opérationnel départemental, rencontré tous les services mobilisés et s’est rendu dans un des hôpitaux de la ville, au chevet des blessés.

■ Le plan Vigipirate a été rehaussé en "alerte-attentat " dans les Alpes-Maritimes.

L'aide aux victimes

■ Un "dispositif de prise en charge médico-psychologique" a été mis en place à Nice sur plusieurs sites afin d’accompagner les familles et les patients impliqués, a indiqué la direction générale de la Santé.

■ Le Plan Blanc a été déclenché au Centre Hospitalier Universitaire de Nice, un plan déclenché lors de "situations sanitaires exceptionnelles ". Un numéro a été mis à disposition des familles et proches des victimes et des blessés : le 04 93 72 22 22

■ La cellule d'aide aux victimes est opérationnelle au quai d'Orsay. Un numéro d'urgence est disponible au 01 43 17 56 46.

■ La Promenade des Anglais sera fermée à la circulation jusqu'à nouvel ordre. Les drapeaux seront en berne et les différents évènements annulés.

■ La ville de Marseille a décidé d’annuler son feu d’artifice prévu ce vendredi soir

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