Bayonne : émotion et incompréhension après l’attaque de la mosquée

Beaucoup de questions sont encore en suspens après l’attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) lundi 28 octobre, qui a fait deux blessés, dont l’un est encore dans un état grave. L’émotion est palpable dans la ville.

France 2

À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) mardi 29 octobre, les habitants sont toujours dans l’incompréhension de l’attaque qui a fait deux blessés la veille. "On est très peinés, et très tristes, car étant habitante ici, ce n’est pas un état d’esprit habituel. C’est vraiment une violence gratuite et complètement inamissible dans une région où il fait bon vivre", témoigne une Bayonnaise. Le suspect, Claude Sinké, 84 ans, est actuellement interrogé par les enquêteurs pour comprendre les raisons de son geste. Ses voisins évoquent un homme inquiétant : "J’avais prévenu mes propriétaires qu’il n’était pas clair. Il me glaçait le sang, vraiment, au point que j’ai fait mettre une alarme depuis qu’il habite ici", témoigne une de ses voisines.

Les deux victimes toujours hospitalisées

Le maire de la ville Jean-René Etchegaray a décidé de témoigner son soutien à la communauté musulmane : "L’attaque qui a été perpétrée devant cette mosquée est très choquante, et tout à fait inhabituelle dans notre ville". Du côté de la communauté musulmane, Kader Bouazza, président régional du Conseil français du culte musulman, appelle au respect des fidèles : "Les musulmans aspirent à une tranquillité, à une spiritualité en pratiquant leur culte, tout simplement, ils ne demandent rien à personne". Les deux septuagénaires touchés au cou et au thorax par les tirs de l’assaillant sont toujours hospitalisés.

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Des policiers devant la mosquée de Bayonne, le 28 octobre 2019, après qu\'un homme a ouvert le feu, blessant grièvement deux personnes par balles.
Des policiers devant la mosquée de Bayonne, le 28 octobre 2019, après qu'un homme a ouvert le feu, blessant grièvement deux personnes par balles. (GAIZKA IROZ / AFP)