Attaque de la mosquée de Bayonne : le suspect a une altération partielle du discernement

Après l'attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) lundi 28 octobre qui a fait deux blessés, le suspect, Claude Sinké, 84 ans, a été auditionné. Il n'avait pas toutes ses facultés lors de l'attaque, mais reste pénalement responsable.

FRANCE 3

L'enquête se poursuit mercredi 30 octobre après l'attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) qui a fait deux blessés lundi. Une expertise psychiatrique montre que le suspect, Claude Sinké, 84 ans, n'avait pas toutes ses facultés lorsqu'il a tenté de mettre le feu à la mosquée avant de tirer par balle sur deux fidèles. Mais même s'il souffre d'une alteration partielle du discernement, Claude Sinké est pénalement responsable. C'est la conclusion de l'expertise psychiatrique qu'il a subie ces dernières heures.  

Un retraité perturbé 

Celle-ci a été requise après les propos troublants qu'il a tenus aux enquêteurs : "Il explique son geste par la volonté de venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en affirmant que l'incendie de cet édifice a été provoqué par des membres de la communauté musulmane", a déclaré mercredi matin le procureur de la République de Bayonne, Marc Mariée. Claude Sinké est pour ses voisins un retraité perturbé, coutumier de paroles délirantes et de propos racistes et xénophobes. Pour autant, devant les enquêteurs il a reconnu avoir plusieurs fois repéré les lieux de la mosquée. Les deux fidèles blessés, âgés de 74 et 78 ans, sont toujours hospitalisés, mais hors de danger.

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La mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 29 octobre 2019. 
La mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 29 octobre 2019.  (IROZ GAIZKA / AFP)