Attaque à la mosquée de Bayonne : le suspect présente une "altération partielle du discernement", selon une expertise

Ce diagnostic n'entame pas sa responsabilité pénale de Claude Sinké, 84 ans, puisque l'auteur présumé des coups de feu doit être présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.

La mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 29 octobre 2019. 
La mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le 29 octobre 2019.  (IROZ GAIZKA / AFP)

Une information judiciaire va être ouverte pour "tentatives d'assassinat", "dégradation et destruction aggravées" et "violence avec usage d'une arme", après l'attaque à la mosquée de Bayonne, annonce mercredi 30 octobre le parquet de Bayonne. "Compte tenu des éléments de l'enquête, le Parquet national antiterroriste n'entend pas se saisir du dossier", a-t-il fait savoir. 

Le suspect a fait l'objet d'une expertise psychiatrique "qui a conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes", précise le parquet de Bayonne. Ce diagnostic n'entame pas sa responsabilité pénale puisque le procureur a précisé que Claude Sinké serait "présenté dans le courant de l'après-midi au magistrat instructeur" en vue d'une mise en examen. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Claude Sinké, 84 ans, est soupçonné d'avoir tiré sur deux septuagénaires devant la mosquée de Bayonne lundi après-midi, et d'avoir tenté d'incendier le lieu de culte. "Il explique son geste par sa volonté de venger la destruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en affirmant que l'incendie de cet édifice a été provoqué par des membres de la communauté musulmane", a expliqué mardi soir le procureur de la République de Bayonne.