Le plan du gouvernement pour lutter contre la radicalisation jihadiste en prison

Le projet prévoit, notamment, des recrutements de personnel et la création de "cinq quartiers dédiés", indique "Le Figaro" jeudi.

La ministre de la Justice Christiane Taubira, à l\'Elysée, le 18 février 2015.
La ministre de la Justice Christiane Taubira, à l'Elysée, le 18 février 2015. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Le ministère de la Justice a finalisé son "plan de lutte contre la radicalisation" en prison, avec notamment la création de "cinq quartiers dédiés", indique Le Figaro dans son édition de jeudi 19 février. L'étude, commandée par le Premier ministre Manuel Valls après les attentats de janvier à Paris et Montrouge (Hauts-de-Seine), prévoit de créer des "quartiers dédiés dans les prisons de Fleury-Mérogis (Essonne), Lille-Annoeullin (Nord), Osny (Val-d'Oise) et deux à Fresnes (Val-de-Marne)", de "20 à 25 places" chacun.

Ils seront destinés à des "détenus concernés par le terrorisme islamiste, hors individus les plus radicaux", détaille le document. Par ailleurs, l'administration pénitentiaire a défini "26 établissements ayant vocation à recevoir des détenus radicalisés". Le plan prévoit aussi d'embaucher 18 surveillants supplémentaires pour ces quartiers.

Des moyens humains supplémentaires

Parmi les autres mesures prévues dans ce plan figurent l'amélioration des conditions de vie et l'intervention des services d'insertion et de probation. A ce titre, 100 éducateurs et psychologues - 74 en 2015 et 26 en 2016 - seront nommés pour renforcer ces services, d'après le document. D'autre part, 44 officiers de renseignements pénitentiaires seront recrutés d'ici à 2016 "au profit des maisons centrales, de certains établissements de plus de 600 places et certains établissements parisiens".

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