Les recherches se poursuivent en Picardie malgré la tombée de la nuit

La traque se poursuit pour retrouver Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans, soupçonnés d'avoir attaqué le siège de l'hebdomadaire.

Un policier dans l\'Aisne, le 8 janvier 2015, à la recherche des deux frères suspectés d\'être les auteurs de l\'attaque qui a visé \"Charile Hebdo\".
Un policier dans l'Aisne, le 8 janvier 2015, à la recherche des deux frères suspectés d'être les auteurs de l'attaque qui a visé "Charile Hebdo". (JOEL SAGET / AFP)
Ce qu'il faut savoir

L'enquête avance, jeudi 8 janvier, au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo. Neuf personnes sont en garde à vue, annonce le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi. Jusqu'à maintenant, sept personnes de l'entourage des deux principaux suspects Chérif et Said Kouachi, étaient entendues par les policiers. La traque se poursuit également. D'abord restreint à l'Ile-de-France, le niveau "alerte attentat" du plan Vigipirate a été étendu à la Picardie, où ont été repérés les deux hommes.

 Neuf personnes ont été placées en garde à vue. Et 90 témoins ont été entendus, a précisé le ministre de l'Intérieur. La veille, un homme s'est rendu à la police de Charleville-Mézières (Ardennes) "après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux". L'AFP a annoncé qu'il s'agissait du plus jeune des trois hommes recherchés. Mais des doutes subsistent sur l'implication de ce lycéen de 18 ans, Mourad Hamyd.

Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans, ont été repérés jeudi matin dans l'Aisne, par le gérant d'une station-essence à proximité de Villers-Cotterêts, alors qu'ils étaient à bord d'une Clio grise et porteurs d'armes de guerre. Les enquêteurs ont annoncé avoir retrouvé une dizaine de cocktails Molotov et deux drapeaux jihadistes dans la voiture abandonnée à Paris mercredi par les auteurs de l'attaque.

François Hollande a décrété une journée de deuil national ce jeudi, une décision très rare. Une minute de silence a été observée à midi dans les écoles et les services publics. Au même moment, dans d'autres pays, des milliers de personnes ont également observé un moment de recueillement.

Une "marche républicaine" est programmée à Paris, dimanche, rassemblant tous les partis du Front de gauche à l'UMP. Mais le Front national est pour l'heure écarté du défilé, "une manœuvre politicienne minable", dénonce sa présidente, Marine Le Pen.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CHARLIE_HEBDO

17h55 :  Comme hier, un nouveau rassemblement est organisé, ce soir, place de la République, à Paris. Notre journaliste Vincent Daniel est sur place.

17h49 :  "On n'envoie jamais de faire-part pour entrer en résistance", lâche le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, au sujet de la polémique sur l'organisation de la manifestation, dimanche, à Paris.

17h46 : "J'espère que le Premier ministre voudra bien renoncer à organiser les manifestations car nous ne lui reconnaissons pas cette autorité."

 Alors que Marine Le Pen dénonce son "exclusion" du "rassemblement républicain", Jean-Luc Mélenchon souhaite que les syndicats et les associations, et non le gouvernement, appellent au rassemblement, dimanche, à Paris.

17h40 :  "Des héros jihadistes ont tué douze journalistes et blessé plus de dix autres travaillant dans le journal Charlie Hebdo et cela pour venger le prophète Mahomet", indique un bulletin de la radio Al Bayane, du groupe Etat islamique.

17h38 :  Bernard Cazeneuve tiendra une conférence de presse, à 18h15, au ministère de l'Intérieur.

17h35 : "Il y a un dévoiement total du concept d'union nationale."
 Dans un entretien au Monde, Marine Le Pen s'indigne d'être tenue à l'écart de l'organisation du "rassemblement républicain", prévu, dimanche, à 15 heures, place de la République, à Paris. Voici notre article sur cette polémique.

17h29 :  Sept blessés dans l'attaque d'hier sont sortis de l'hôpital, tandis que les quatre personnes dont le pronostic vital était engagé ont été opérées et restent hospitalisées, indique l'agence régional de santé, citée par le site du Monde.

17h25 :  La radio du groupe Etat islamique qualifie les auteurs de l'attaque de "héros".

17h17 :  La traque se poursuit aux confins de l'Aisne et de l'Oise, comme le montre ces photos publiées par un journaliste d'Europe 1 sur place.

17h11 :  Parmi les sept personnes "dans l'entourage" des suspects placées en garde à vue depuis cette nuit, l'une d'elles est la femme de Chérif Kouachi, indique une journaliste d'i-Télé.

17h08 :  @littlewhite : Nous n'avons aucune information vérifiée sur le sujet, dans un sens ou dans l'autre. Un internaute dément cette information sur Twitter, tout comme une radio locale. D'une manière générale, vous êtes très nombreux à nous faire part d'incidents dans divers lieux en France, nous ne les relayerons qu'en possession d'éléments fiables.

17h08 :  Il semblerait qu'une fusillade ait éclaté dans le Cora de Soissons. Est-ce vrai ?

17h01 :  Dans une déclaration solennelle, l'UMP "appelle tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs" à se joindre au "rassemblement républicain" organisé, dimanche, à Paris, "dans un climat de recueillement et de dignité", afin d'exprimer une "demande de fermeté de tous les Républicains".

16h59 :  Dans les commentaires de ce direct, vous nous racontez comment Charlie Hebdo a marqué votre quotidien au cours de ces dernières décennies. Francetv info a sélectionné certains de vos messages dans cet article. N'hésitez pas à nous en envoyer d'autres.

16h51 : "La République est blessée, mais elle est droite, elle est debout, elle répondra à ce crime en faisant en sorte que Charlie Hebdo puisse paraître la semaine prochaine, celle d'après et de nombreuses semaines ensuite." Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, était en visite, cet après-midi, dans les locaux de France Télévisions.


(FRANCE 2)

16h48 :  Un Conseil de Paris extraordinaire se tiendra, demain, à 9 heures, au cours duquel Charlie Hebdo sera fait citoyen d'honneur de la ville de Paris. A 11 heures, deux bâches seront dévoilées sur le parvis de l'Hôtel de Ville, proclamant "Nous sommes Charlie" et "Paris est Charlie".

07h20 :  A l'international aussi, l'attentat contre Charlie Hebdo fait la une. Le quotidien britannique The Independent a choisi une caricature de Dave Brown. Retrouvez dans notre article 51 unes de journaux du monde entier. 


(THE INDEPENDENT)


07h23 : Comme Paris Normandie, devenu aujourd'hui "Charlie Normandie", Le Havre Libre s'est rebaptisé "Charlie Libre". Hier, l'ancien directeur de la publication de l'hebdo satirique, Philippe Val, avait appelé les journaux à rendre hommage de cette façon aux victimes. 

(LE HAVRE LIBRE)

07h08 :  "La liberté assassinée", clame pour sa part Le Figaro qui publie les photos de six des victimes : les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wolinski et le chroniqueur Bernard Maris. Dans un éditorial intitulé "La guerre", le directeur Alexis Brézet annonce "une vraie guerre, menée non par des soldats, mais par des assassins de l'ombre, des tueurs méthodiques et organisés, dont la tranquille sauvagerie glace le sang".



(LE FIGARO)

07h11 :  Dans les kiosques, un constat : c'est un jour de deuil pour la presse française dans son ensemble. "Nous sommes tous Charlie", titre ce matin Libération. Le directeur de Libé commence son éditorial par un "Ils ont tué Cabu !", "ils ont tué Wolin, Charb, Tignous, Bernard Maris et les autres !" comme le "Ils ont tué Jaurès" de l'été 1914.


(LIBERATION)

06h56 : "Nous avons décidé, nous les journalistes qui avons survécu, et leurs anciens collègues, de nous retrouver [jeudi] pour publier le prochain 'Charlie Hebdo'. Parce que même s'ils tuent dix d'entre nous, le journal sortira la semaine prochaine." 

 La journaliste et essayiste Caroline Fourest, ancienne collaboratrice du journal satirique, a donné une interview à ABC Australia. 

06h46 :  Partout dans le monde, les images de l'attaque et les visages de quatre des 12 victimes, celui des caricaturistes Charb, Wolinski, Cabu et Tignous, apparaissent en une des quotidiens, comme ici à Taïwan. 

(SAM YEH / AFP)

06h41 :  Sincères condoléances aux familles des victimes, aux policiers de la France et à vous tous Français. La France à été attaquée par des lâches mais la France n'a pas peur et dans un élan, c'est toute la France qui s'est levée pour réaffirmer sa liberté. Bravo et vive la France. Vos cousins québécois !

06h40 :  Je suis à Portland, Oregon [Nord-Ouest des Etats-Unis], aujourd'hui est un des plus tristes de ma vie. Tout d'un coup c'est comme si l' obscurité s'était abattue sur nos vies. Un drame pour la France une tragédie pour le monde....libre. Mes larmes ne veulent pas s'arrêter ...Je suis avec vous....

06h39 :  Outre-Atlantique, depuis les Etats-Unis et le Québec, vous témoignez aussi dans les commentaires. 

06h59 : C'est un élément étonnant qui a mis les policiers sur la piste des suspects. La carte d'identité d'un des deux hommes, Saïd Kouachi, a été retrouvée dans la voiture abandonnée porte de Pantin, à Paris. 

06h50 :  Hier soir, plus de 100 000 personnes se sont rassemblées dans toute la France, en hommage aux victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo. Au petit matin, les bougies brûlent encore sur la place de la République, à Paris. Même chose près du siège de l'hebdomadaire où s'est déroulé le drame. 

06h26 :  Selon une source policière, citée par Le Monde, "aucune charge" n'a été retenue pour l'heure contre le jeune homme qui s'est rendu à la police hier soir, à Charleville-Mézières. 

06h22 :  Soutenons Charlie Hedbo : abonnons nous en masse !

06h20 : Sur Facebook aussi on se mobilise ! https://www.facebook.com/charlie.hebdo.liberte.expression

06h19 :  Et si notre meilleure réponse était de rire? Les terroristes s'attendent à nos hommages nationaux, à nos réactions d'indignation à nos larmes.... Et si on se marrait histoire de leur montrer qu'on ne changera rien et que leurs atrocités n'a pas de sens. Rions tous ce samedi 10 !

06h19 : En hommage aux victimes je vais mettre une bougie sur mon pas de porte. J'invite tous le monde à mettre une bougie à leurs fenêtres.

06h19 :  Dans les commentaires, vous êtes nombreux à nous faire part de votre émotion. Certains d'entre vous nous expliquent la façon dont ils ont décidé de rendre hommage aux 12 victimes.