"Charlie Hebdo" : un suspect toujours en garde à vue, doutes sur son implication

Ce jeune homme s'est présenté mercredi à 23 heures au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes). Mais il aurait un alibi, selon plusieurs témoins. 

Les hommes qui ont attaqué le siège de \"Charlie Hebdo\", le 7 janvier 2015, à Paris.
Les hommes qui ont attaqué le siège de "Charlie Hebdo", le 7 janvier 2015, à Paris. (ANNE GELBARD / AFP)

Il est toujours en garde à vue. Un jeune homme s'est rendu aux forces de l'ordre en se présentant, dans la soirée du mercredi 7 janvier, au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes). L'AFP a annoncé qu'il s'agissait de l'un des trois hommes recherchés après l'attaque de Charlie Hebdo, plus précisément du plus jeune, âgé de 18 ans.

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Pour autant, des doutes demeurent sur son implication. Selon une source policière citée par Libération, le troisième complice, "un barbu dont le rôle reste à cerner", serait arrivé à bord de la Citroën C3 noire du commando au siège de Charlie Hebdo, mais serait reparti "seul sur scooter TMax".

S'agit-il du même homme que celui actuellement entendu par la police ? Ce dernier, prénommé Mourad Hamyd, serait le beau-frère de l'un des deux suspects de l'attaque Chérif et Said Kouachi, deux frères recherchés par la police. Mais selon une source policière contactée par le quotidien, "aucune charge" n'a été retenue pour l'heure contre lui.

"Après avoir vu son nom sur les réseaux sociaux"

Soupçonné d'avoir aidé les deux tireurs présumés, il s'est rendu "vers 23 heures après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux", explique à l'AFP une source proche du dossier. "Il a été interpellé et placé en garde à vue", confirme une autre source proche du dossier, affirmant aussi que "plusieurs gardes à vue" étaient en cours "dans l'entourage" des deux frères recherchés.

En cours au moment de l'attaque ? 

L'homme se serait présenté de sa propre initiative pour prouver son innocence, et son alibi serait jugé crédible selon les enquêteurs, cités par i-Télé.

Plus tôt dans la journée, des lycéens avaient lancé sur Twitter le hashtag #MouradHamydInnocent pour alerter du fait que le jeune homme était en cours à Charleville-Mézières au moment de l'attaque, et ne pouvait donc pas être considéré comme suspect des faits qui se sont produits à Paris.