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Ce que l'on sait des assaillants de "Charlie Hebdo"

Au moins douze personnes sont mortes et les tireurs sont toujours en fuite, après l'attaque menée contre la rédaction de l'hebdomadaire satirique, mercredi.

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France Télévisions
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Les enquêteurs et la police scientifique inspectent la Citroën C3 abandonnée dans le 19e arrondissement de Paris par les tireurs, après l'attaque contre le journal "Charlie Hebdo", le 7 janvier 2015. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Au moins 12 personnes ont été tuées et le plan Vigipirate a été relevé au niveau "alerte attentat" dans toute l'Ile-de-France. En début d'après-midi, mercredi 7 janvier, la police recherche toujours les auteurs de l'attaque sanglante perpétrée, en fin de matinée, contre le siège de Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris. Voici les premières informations dont nous disposons concernant les assaillants.

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"Au moins deux assaillants" 

Si l'AFP a d'abord évoqué "deux hommes armés d'une kalachnikov et d'un lance-roquette", les assaillants seraient en fait trois, selon les informations de France 2, confirmées par le ministre Bernard Cazeneuve. "Tous les moyens du ministère de l'Intérieur sont mobilisés pour que l'enquête se déploie rapidement"  et que les "trois" auteurs de l'attaque soient "punis avec la sévérité que l'acte barbare qu'ils ont commis mérite", a indiqué le ministre de l'Intérieur. 

En fin d'après-midi, le procureur de la République de Paris a indiqué qu'"au moins deux personnes" ont ouvert le feu dans les locaux du journal. Toujours selon François Molins, le témoignage d'une automobiliste, qui a croisé les assaillants dans leur fuite, fait cependant état d'une troisième personne présente dans la voiture.

Un commando lourdement armé et qui semble entraîné

Les assaillants étaient armés d'une "kalachnikov et d'un fusil à pompe", selon Rocco Contento, responsable parisien du syndicat Unité-SGP Police, cité par un journaliste du Figaro.

Dans l'une des vidéos, prises depuis le toit d'un immeuble voisin, on voit distinctement que deux des trois hommes sont bien équipés : tenues noires, cagoules, chaussures de sport, gilets porte-chargeurs cachant peut-être des gilets pare-balles.

"Ce ne sont pas des illuminés qui ont agi sur un coup de tête. Ils ont forcément reçu une formation type militaire. On le voit clairement à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement", assure un policier cité par l'AFP. Il souligne qu'ils tiennent leurs kalachnikovs serrées près du corps, tirent au coup par coup et non par rafales, ce qui démontre qu'ils ont été entraînés à s'en servir. "Ils ont été entraînés en Syrie, en Irak ou ailleurs, peut-être même en France, mais ce qui est sûr c'est qu'ils ont été entraînés", ajoute un autre policier.

Ils se revendiquent d'Al-Qaïda

La dessinatrice Corinne Rey, dite Coco, raconte à L'Humanité avoir entendu les tireurs parler "parfaitement français" et se revendiquer d'Al-Qaïda. Selon les informations de France 2, des témoins ont également entendu les hommes crier "le prophète est vengé", en allusion possible aux caricatures du prophète Mahomet publiées à plusieurs reprises par Charlie Hebdo. Sur des images tournées par un journaliste de l'agence Premières Lignes depuis un immeuble proche, on entend également des coups de feu et des voix, dont une criant "Allahou Akbar".

Une Citroën C3 abandonnée et une voiture volée

Après l'attaque du journal, les assaillants se sont engouffrés dans une Citroën C3 noire pour prendre la fuite. Une voiture qu'ils ont abandonnée, pare-brise arrière brisé, rue de Meaux, dans le 19e arrondissement de Paris, à environ trois kilomètres du siège de Charlie Hebdo. Les policiers n'ont pas trouvé d'armes dans le premier véhicule, examiné par des démineurs.

Selon des témoins, cités par un journaliste de France 2 sur Twitter, "les tireurs ont braqué un automobiliste avant de partir avec son véhicule".

Un témoin raconte à 20 Minutes.fr que ce braquage "s'est passé très calmement, sans cri, sans insulte". Le site du quotidien ajoute que "deux hommes sont repartis au volant de ce qu’il croit être une Clio II grise". Le propriétaire du véhicule, sain et sauf, a été entendu par la police.

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