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Apologie du terrorisme : des peines de prison ferme prononcées à Paris

Au moins trois peines de prison ferme, allant jusqu'à 15 mois et parfois assorties d'interdiction du territoire, ont été prononcées, jeudi 15 janvier, dans la capitale.

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France Télévisions
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Le palais de justice de Paris. (MAXPPP)

Alors que Dieudonné sera jugé en correctionnelle pour apologie du terrorisme après les attentats des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly, des procès pour le même motif ont déjà lieu. Au moins trois peines de prison ferme, allant jusqu'à 15 mois, ont été prononcées, jeudi 15 janvier, à Paris. Le tribunal correctionnel a décidé d'incarcérer immédiatement les condamnés. Francetv info résume trois dossiers.

"Je suis pour ce qu'ont fait les frères Kouachi"

Un trentenaire prénommé Mohamed, dont l'état civil est imprécis, a été interpellé mardi à 6 heures du matin alors qu'il fouillait une voiture. Après une dispute avec sa compagne, il avait bu de la vodka. Il est poursuivi pour tentative de vol, outrage, rébellion, menaces de mort et apologie du terrorisme.

Selon la police, qui a eu le plus grand mal à la maîtriser, il avait déclaré "Vive Mohamed Merah", "je suis pour ce qu'ont fait les frères Kouachi", "je n'ai qu'une chose dans la vie, c'est de faire le jihad (...), c'est de buter des flics". Dans le camion de police, il a craché à profusion. Une policière affirme qu'il "ne bafouillait pas", "c'était très cohérent".

Le prévenu a présenté ses excuses pour les insultes, qu'il reconnaît, mais "n'imagine pas une seconde" avoir tenu les propos relatifs au terrorisme. Il a affirmé être allé à la manifestation de dimanche. Pour son avocat, son client a "peut-être eu des mots qui ont dépassé ses pensées".

Le procureur a demandé 14 mois de prison et une interdiction du territoire pour cinq ans, que le tribunal n'a pas prononcée.

"Je suis le fils de Ben Laden"

Nourredine, un Marocain de 38 ans, lui, n'avait pas bu, mais il souffre de problèmes psychiatriques. Lundi, il se fait contrôler après avoir fait un doigt d'honneur à la police dans le 19e arrondissement.

Il traite alors les "Français de bouffeurs de porc", qui "méritent ce qui leur est arrivé" et aurait dit, selon la police, "quand je vois des bombes qui explosent et des policiers qui crèvent, je rigole", "les policiers méritent de mourir, je suis le fils de Ben Laden".

Il dit son "impression que les policiers écrivent ce qu'ils veulent" sur les procès-verbaux, mais "présente (ses) excuses". Le psychiatre qui l'a examiné souligne qu'il profère des "inepties en arborant un sourire qu'on peut qualifier de niais".

Le tribunal a prononcé trois mois de prison avec placement en détention immédiate, et l'interdiction du territoire pour cinq ans requise par le procureur.

Menace d'attentat sur les Champs-Elysées

Un homme prénommé Oussama, affirmant avoir la double nationalité algérienne et allemande, a été condamné jeudi soir à 15 mois de prison et une interdiction définitive du territoire.

Il était notamment reproché à cet homme de 34 ans, qui se trouvait au centre de rétention administrative de Vincennes, d'avoir approuvé les actes des auteurs des attaques de la semaine dernière. Il a également affirmé vouloir poser une bombe sur les Champs-Elysées, et est accusé d'avoir tenu des propos antisémites à une femme médecin. Des propos qu'il nie avoir tenus, affirmant qu'un policier lui avait montré une caricature de Mahomet.

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