VIDEO. A Paris, le rassemblement derrière la banderole "Vengeance pour Théo" se termine par des heurts avec la police

Entre 800 et 1000 jeunes se sont rassemblés jeudi matin, place de la Nation à Paris. Des dégradations ont eu lieu et une partie des manifestants a affronté la police. 

FRANCE TELEVISIONS

La manifestation partie derrière la banderole "Vengeance pour Théo", sur la place de la Nation, à Paris, s'est terminée par des dégradations et des heurts avec les forces de l'ordre, jeudi 23 février. Entre 800 et 1 000 jeunes, en majorité des lycéens, se sont retrouvés sur cette place parisienne dans une manifestation non autorisée par la préfecture de police. Ils participaient à une journée de dénonciation des violences policières, en soutien à Théo, le jeune homme de 22 ans dont l'interpellation violente, début février, a ravivé des tensions en banlieue.

Place de la Nation, des manifestants ont tenté de forcer les barrages des policiers, qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes, sous une pluie de pavés. 

Des lycées bloqués à Paris et en banlieue

A Paris, seize lycées ont été bloqués jeudi matin, tandis que douze autres établissement l'étaient partiellement. Un proviseur adjoint a été blessé, selon le rectorat de Paris, qui regroupe une centaine de lycées au total. Des poubelles ont été amassées et certaines incendiées devant plusieurs lycées parisiens, entraînant l'intervention des pompiers. Le rectorat a fait état de départs de feu devant trois établissements.

Des rassemblements ont également été organisés en banlieue parisienne, avec trois lycées perturbés dans les Hauts-de-Seine, un établissement bloqué en Seine-Saint-Denis, ainsi qu'un autre dans le Val-de-Marne.

Des manifestants sur la place de la Nation, à Paris, lors d\'une manifestation \"Vengeance pour Théo\", à Paris, le 23 février 2017.
Des manifestants sur la place de la Nation, à Paris, lors d'une manifestation "Vengeance pour Théo", à Paris, le 23 février 2017. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)