"On ne peut pas mettre en cause, à travers des fonctionnaires de police, la République", dénonce le maire de Champigny-sur-Marne

Après l'agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, le maire par intérim de Champigny-sur-Marne parle d'un acte acte "inadmissible, scandaleux et inacceptable".

Le commissariat de Champigny-sur-Marne.
Le commissariat de Champigny-sur-Marne. (CAPTURE D'ECRAN GOOGLE MAPS)

Les images diffusées sur les réseaux sociaux ont scandalisé : dimanche 31 décembre, lors de la nut de la Saint-Sylvestre, deux policiers ont été violemment agressés à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Les fonctionnaires étaient en intervention pour des débordements dans le cadre d'une soirée privée. Plus de 150 personnes se trouvaient dans la rue au moment des faits, et une partie d'entre eux s'était vue refuser l'entrée à la soirée. 

"Inadmissible, scandaleux et inacceptable"

L'agression de ces deux fonctionnaires de police scandalise Christian Fautré, le maire par intérim de Champigny-sur-Marne : "Ce qui est complètement inadmissible, scandaleux et inacceptable, c'est qu'on aille jusqu'à frapper des agents de police et, en plus, une femme qui s'est retrouvé à terre et qu'on a violenté sur place. (...) On ne peut pas mettre en cause, à travers des fonctionnaires de police, la République. Quelque part, c'est un peu ce qui se passe."

Sur une vidéo, on peut apercevoir une jeune policière en uniforme, à terre. Elle est cernée par une dizaine de jeunes qui la rouent de coups de pieds. Elle est isolée et le groupe s'acharne sur elle. Elle s'en est sortie avec de multiples contusion, des ecchymoses et sept jours d'incapacité totale de travail (ITT).

Son coéquipier, un capitaine du commissariat de Chennevières-sur-Marne, a lui aussi été violemment agressé. Il a eu le nez fracturé et huit jours d'ITT. Au moins deux personnes ont été interpellées mais les policiers chargés de l'enquête tentent de retrouver tous les agresseurs.

Champigny candidate pour la police de sécurité du quotidien

Après cet incident, celui qui est aussi premier adjoint de la municipalité communiste espère que la ville pourra expérimenter la police de sécurité du quotidien voulue par Emmanuel Macron. "Pour améliorer et continuer à avoir ces rapports extrêmement étroits entre la police et les habitants, on a besoin de cette proximité et de ce quotidien."

Champigny-sur-Marne s'est d'ailleurs portée candidate pour tester le dispositif. "C'est aussi la raison pour laquelle, depuis des mois et des années, nous nous battons pour que les effectifs soient réellement ceux que nous avions quelques temps en arrière. On a besoin d'hommes et de femmes qui agissent au quotidien."