Surveillants agressés à la prison de Condé-sur-Sarthe : "On a un problème de sécurité pour les visiteurs", estime un député socialiste de l'Orne

Joaquim Pueyo, député PS de l'Orne, a expliqué, mardi soir sur franceinfo, qu'"il y a une question qu'il faut se poser par rapport au contrôle des personnes qui viennent visiter les détenus".

Joaquim Puyeo, député socialiste de l\'Orne, à l\'Assemblée nationale, le 28 juillet 2017.
Joaquim Puyeo, député socialiste de l'Orne, à l'Assemblée nationale, le 28 juillet 2017. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Alors que la prison de Condé-sur-Sarthe est réputée pour être ultra-sécurisée, un détenu a agressé deux surveillants dans cet établissement pénitentiaire de l'Orne, mardi 5 mars. "On a un problème de sécurité pour les visiteurs", a estimé Joaquim Pueyo, mardi soir sur franceinfo. Le député socialiste de l’Orne et ancien directeur des prisons de Fresnes et de Fleury-Mérogis a rappelé que "la faïence n'est pas détectable par les portiques" de sécurité. Or, c'est avec un couteau en céramique que le détenu a porté des coups aux deux surveillants.

L'enquête devra déterminer pourquoi cette arme en faïence a pu entrer dans l'établissement.Joaquim Pueyoà franceinfo

"Le détenu est fouillé et peut être fouillé à corps lorsque c'est nécessaire, les bagages sont fouillés également, là on peut détecter tout ce qu'il y a dedans", a expliqué l'ancien directeur des prisons de Fresnes et Fleury-Mérogis. "Mais, certaines matières ne sont pas détectables par des portiques classiques, en dehors du métal ou des armes, les matières organiques par exemple ou la faïence ne le sont pas", a poursuivi Joaquim Pueyo.

Pour le député PS de l'Orne, "il y a donc une question qu'il faut se poser par rapport au contrôle des personnes qui viennent visiter les détenus notamment dans les maisons qui ont vocation à héberger des détenus qui purgent de très longues peines et qui ont des profils très dangereux pour l'ordre public. C'est le cas ici dans cette affaire".