La communauté juive est partagée sur la question du non-port de la kippa

Après l'agression d'un professeur juif à Marseille (Bouches-du-Rhône), le Consistoire israélite local a préconisé l'abandon du port de la kippa dans la rue. La mesure fait débat au sein de la communauté.

FRANCE 3

L'inquiétude grandit dans la communauté juive marseillaise suite à l'agression d'un professeur qui portait une kippa. Si le Consistoire israélite de la ville a appelé à l'abandon du port de la kippa dans la rue, certains membres refusent de donner un signe de renoncement. "Je suis une mamie, j'ai la trouille pour mes petits-fils (...) mais de toute façon, on n'enlèvera rien, on les emmerde. (...) C'est pas la kippa qu'il faut enlever, c'est le terrorisme", témoigne Brigitte. Son mari Dany porte la kippa tous les jours mais depuis les tueries perpétrées par Mohamed Merah, il la dissimule sous une casquette. "Je redoute des éventuelles agressions, des regards malveillants, des injures", déclare-t-il au micro de France 3.

L'appel du Consistoire est peu suivi

La majorité de la communauté préfère résister. "Faut pas se cacher, faut pas avoir peur. Y'a des fous partout", estime un habitant de Marseille. Joël Mergui président du Consistoire israélite de France en appelle aux pouvoirs publics pour protéger les juifs de France et appelle aussi à un sursaut de la société civile pour ne pas laisser gagner les terroristes. Le grand rabbin de France a exprimé sa solidarité envers le professeur agressé et invite tous les supporters de l'OM à mettre chapeaux, casquettes ou même kippas lors du prochain match de l'équipe de football au stade vélodrome.

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Un homme porte une kippa lors d'une commémoration au Mémorial de la Shoah, le 27 avril 2014, à Paris.  (ZACHARIE SCHEURER / NURPHOTO / AFP)