Condamnation d'Abdelkader Merah : "Je suis relativement satisfait, parce qu'on a reconnu sa complicité"

Jugé en appel, Abdelkader Merah, le frère de Mohamed Merah a été reconnu coupable des sept assassinats perpétrés par son frère en 2012, contrairement à la première instance. Un soulagement pour Samuel Sandler, père et grand-père de trois des victimes.

Samuel Sandler, le 15 mars 2019, à Paris. 
Samuel Sandler, le 15 mars 2019, à Paris.  (FLORENCE STURM / FRANCE-CULTURE)

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné jeudi 18 avril Abdelkader Merah à 30 ans de réclusion criminelle en appel et l'a reconnu coupable, contrairement à la première instance, de "complicité" des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed.

"Je suis relativement satisfait, parce qu'on a reconnu sa complicité, ce qui n'était pas le cas", en première instance, a réagi jeudi sur franceinfo Samuel Sandler, père et grand-père de trois des victimes de Mohamed Merah. Ils ont été tués le 19 mars 2012 dans l'école Ozar Hatorah de Toulouse.

"La justice est rendue"

"Ce n'est pas une fin, les enfants ne sont plus là", tient à souligner Samuel Sandler. "Le deuil restera toujours, le malheur sera perpétuel. Cela ne guérit en rien. Simplement c'est la justice qui est rendue".

Abdelkader Merah "n'avait aucune humanité", tout au long de la durée des audiences, regrette Samuel Sandler. "Pendant tout le procès il n'a pas eu un mot pour les familles des victimes. Il n'a aucune étincelle d'humanité".

Samuel Sandler reconnaît également avoir mieux vécu ce procès en appel. Le procès était "plus serein" et "plus technique, juridiquement parlant" que le procès en première instance. "Il y avait moins d'émotion", estime Samuel Sandler.