Abdelkader Merah condamné en appel à trente ans de prison et reconnu coupable de complicité d'assassinats

Vendredi sur franceinfo, son avocat a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.

Abdelkader Merah lors de son procès en appel à Paris, le 25 mars 2019.
Abdelkader Merah lors de son procès en appel à Paris, le 25 mars 2019. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Le verdict est tombé. Abdelkader Merah, le frère du jihadiste toulousain Mohamed Merah, a été condamné en appel à trente ans de prison par la cour d'assises spéciale de Paris, jeudi 18 avril. Cette peine est assortie d'une peine de sûreté des deux tiers. Il est aussi reconnu coupable d'association de malfaiteurs terroriste et de complicité d'assassinats. L'accusation, qui l'a décrit comme le "mentor" de son frère, avait requis la perpétuité contre lui. "Je vais me pourvoir en cassation", a annoncé vendredi sur franceinfo Eric Dupont-Moretti, son avocat.

En première instance, en 2017, Abdelkader Merah avait été condamné à 20 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, mais avait été acquitté du chef de complicité. "Je voudrais simplement dire que je n'ai rien à voir avec l'action perpétrée par mon frère", a-t-il déclaré à la fin de son procès, jeudi. Ses avocats ont dénoncé un procès pour l'exemple et défendu la thèse selon laquelle il n’avait fourni "aucune assistance" à des actes "dont il ignorait tout".

"Une communauté d’esprit, de projets et d’action"

Fettah Melki, condamné en premier ressort à 14 ans de réclusion criminelle pour avoir fourni un gilet pare-balles et un pistolet-mitrailleur à Mohamed Merah, en ayant connaissance de sa radicalisation, a, lui, été condamné à 10 ans de prison. Entre 15 et 20 ans avaient été réclamés par l'accusation.

Mohamed Merah, qui se réclamait d'Al-Qaïda, a tué en mars 2012 trois militaires, trois écoliers juifs et le père de deux d’entre eux, à Toulouse et Montauban, avant d'être abattu par la police. Pour le ministère public, Abdelkader Merah était lié à son frère par "une communauté d’esprit, de projets et d’action".