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DSK visé par une plainte d'un ancien actionnaire de sa société LSK

Le PDG d'une société immobilière luxembourgeoise a déposé plainte pour "escroquerie", "abus de biens sociaux" et "faux" contre les anciens administrateurs du fonds spéculatif cofondé par l'ex-directeur du FMI.

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Dominique Strauss-Kahn, l'ancien directeur du FMI, le 30 mai 2015, au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). (FRANCK FIFE / AFP)

L'ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn, récemment blanchi dans l'affaire du Carlton de Lille, est désormais visé par une plainte d'un ex-actionnaire de son ancienne société d'investissement luxembourgeoise en faillite LSK, comme l'explique Les Echos. La plainte a été déposée le 30 juin à Paris par Jean-François Ott, ancien PDG de la société immobilière luxembourgeoise Orco Property Group.

Cet actionnaire affirme avoir souscrit, l'été dernier, via sa société chypriote Roxannia, une augmentation du capital de LSK de 500 000 euros. Persuadé qu'on lui a présenté une situation financière de LSK qui n'était pas conforme à la réalité, il a déposé plainte pour "escroquerie", "abus de biens sociaux" et "faux" contre les anciens administrateurs de LSK, parmi lesquels figure l'ancien ministre. Me Jean Veil, un des avocats de l'ex-patron du Fonds monétaire international, s'est refusé à tout commentaire.

Il avait investi "en raison de la présence de DSK"

LSK, dont Dominique Strauss-Kahn voulait faire un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars, a été déclarée en faillite en novembre 2014, quelques semaines après le suicide à Tel Aviv de son cofondateur et dirigeant, Thierry Leyne. DSK avait quitté la présidence de LSK quelques jours avant ce décès.

L'ancien directeur général du FMI avait expliqué, fin octobre 2014, que son ex-associé "avait contracté une série d'emprunts excessifs". Il avait aussi admis qu'il était au courant de la "réputation contrastée" de son associé, mais expliqué avoir été attiré par le fait que l'homme d'affaires "avait fait dans le passé de très belles opérations".

"On veut que toute la lumière soit faite sur ce qui s'est passé", a déclaré Me Croizet, l'avocat du plaignant. "Mon client a participé à l'augmentation de capital en raison de la présence de DSK dans cette société et des documents qui lui ont été proposés, or LSK aurait dû déposer son bilan dès mai 2014." En avril, une source proche du dossier a révélé que LSK avait laissé un passif de près de 100 millions d'euros et un total de 150 créanciers, dont le fisc luxembourgeois.

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