WikiLeaks : la justice américaine annonce 17 nouvelles inculpations contre Julian Assange

Les nouvelles accusations reposent sur les lois anti-espionnage. 

Le cofondateur de WikiLeaks Julian Assange lors de son transfert depuis un tribunal londonien, le 1er mai 2019.
Le cofondateur de WikiLeaks Julian Assange lors de son transfert depuis un tribunal londonien, le 1er mai 2019. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Le ministère américain de la Justice a annoncé dix-sept nouveaux chefs d'inculpation à l'encontre du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, dans un communiqué (en anglais) publié jeudi 23 mai. L'Australien avait déjà été inculpé pour piratage informatique.

Cette fois, les Etats-Unis lui reprochent notamment d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 d'environ 750 000 documents militaires et diplomatiques. Ils l'accusent aussi d'avoir "comploté" avec l'ex-analyste américaine Chelsea Manning, condamnée en 2013 pour avoir été à l'origine de cette fuite. Julian Assange est soupçonné de l'avoir "aidée à obtenir des informations confidentielles en sachant qu'elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l'avantage d'une nation étrangère".

"Julian Assange n'est pas journaliste"

L'Australien et ses soutiens ont toujours soutenu qu'il ne pouvait pas être poursuivi pour avoir publié ces documents, en vertu du principe de liberté de la presse. "Le ministère prend au sérieux le rôle des journalistes dans notre démocratie mais Julian Assange n'est pas un journaliste", a rétorqué lors d'une conférence de presse John Demers, responsable des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice.

Julian Assange a été interpellé le 11 avril à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il était réfugié depuis sept ans, à la suite d'une demande d'extradition formulée par les Etats-Unis. Le jour même, Washington avait annoncé l'avoir inculpé un an plus tôt pour association de malfaiteurs en vue de réaliser un "piratage informatique", une peine passible de cinq ans de prison. Les nouveaux chefs d'accusation peuvent entraîner des peines de dix ans de prison chacun.