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Carlton de Lille : DSK reste mis en examen pour proxénétisme aggravé

Ses avocats cherchaient à faire annuler cette mise en examen via des "requêtes en nullité". La cour d'appel de Douai les a refusées.

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France Télévisions
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Au cours de voyages organisés en décembre 2010, Dominique Strauss-Kahn a participé à des soirées libertines avec des femmes. Mais selon lui, il ne savait pas qu'il s'agissait de prostituées. (SOBERKA RICHARD / HEMIS.FR)

Dominique Strauss-Kahn reste mis en examen dans l'affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord) a rejeté, mercredi 19 décembre, les requêtes en nullité déposées par les avocats de l'ancien patron du FMI et d'autres protagonistes de ce dossier.

Neuf jours après le dénouement de ses ennuis judiciaires aux Etats-Unis, cette décision offrait à DSK la possibilité de voir se terminer la dernière procédure judiciaire le visant. Il reste finalement accusé de "proxénétisme aggravé en bande organisée" aux côtés du commissaire Lagarde, ancien chef de la Sécurité départementale du Nord.

La défense de DSK dénonce "des accusations absurdes"

L'ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) admet avoir participé à des soirées libertines organisées à Washington et à Paris, mais a toujours affirmé ignoré que les femmes présentes étaient des prostituées, payées par ses amis.

"M. Dominique Strauss-Kahn prend acte de la décision de la chambre de l'instruction (...) et va former un pourvoi en cassation", ont réagi les avocats de l'homme politique déchu. "La chambre de l’instruction a refusé de sanctionner les nombreuses et graves violations des droits de la défense dont elle était saisie. (...) La défense de M. Dominique Strauss-Kahn a la certitude qu’il sera finalement lavé des accusations absurdes de proxénétisme dont il fait l'objet."

L'un de ses avocats a expliqué devant les caméras considérer qu'il n'y avait "pas d'impartialité dans ce dossier", évoquant notamment la présence d'une caricature de DSK dans les bureaux des juges - cette anecdote a été rapportée pour la première fois en janvier 2012, lors de l'audition de l'entrepreneur David Roquet ; elle avait été citée à l'époque notamment par Le Parisien.

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