Affaire Mila : les condamnations sont un espoir dans la lutte contre le cyberharcèlement

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Affaire Mila : les condamnations sont un espoir dans la lutte contre le cyberharcèlement
FRANCEINFO
Article rédigé par
M. Septembre, N. Perez, L. Monfort, C. Vignal, P. Touileb, P. Miette - franceinfo
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Onze cyberharceleurs de Mila ont été condamnés mercredi 7 juillet à des peines de quatre à six mois de prison avec sursis. Les réseaux sociaux seront-ils plus vigilants pour modérer les propos de ceux qui harcèlent ?

Dans l'affaire Mila, onze des cyberharceleurs de l'adolescente ont été condamnés mercredi 7 juillet à des peines de quatre à six mois de prison avec sursis. Mila espère que ces condamnations feront jurisprudence. "Je ne veux plus jamais qu'on fasse culpabiliser les victimes", a-t-elle déclaré au tribunal. Depuis 2018, une nouvelle infraction a été créée. Les cyberharceleurs risquent désormais jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende. Depuis l'entrée en vigueur de la loi, la hausse des plaintes est déjà importante : 659 infractions ont été constatées en 2018, contre 2 128 en 2019, et 2 849 en 2020.

Le flou de la modération

Pour Thibault Douville, professeur à l'université de Caen (Calvados) et spécialiste du numérique, ce n'est qu'un début : "L'affaire Mila va permettre aux victimes de cyberharcèlement de prendre conscience de la possibilité d'agir et de la possibilité d'obtenir condamnation." Mais face au déferlement de haine sur les réseaux sociaux, les modérateurs des sites web sont-ils à la hauteur ? Ils sont employés par les sites pour éliminer les contenus offensants, et si nécessaire, suspendre les comptes. Mardi 6 juillet, la justice a condamné Twitter à dévoiler sous deux mois ses méthodes de modération dans une autre affaire de messages haineux. Twitter a promis de "construire une Internet plus sûr".

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