Affaire Grégory : le contrôle judiciaire de Murielle Bolle assoupli

Jusque-là assignée à résidence dans la Nièvre, elle va pouvoir retourner chez elle dans les Vosges, a appris mercredi franceinfo auprès de son avocat.

Murielle Bolle à Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017.
Murielle Bolle à Granges-sur-Vologne (Vosges), le 21 juin 2017. (PATRICK HERTZOG / AFP)

Le contrôle judiciaire de Murielle Bolle, mise en examen dans l'affaire du petit Grégory, a été assoupli, a appris mercredi 25 avril franceinfo auprès de son avocat. Murielle Bolle, qui était jusque-là assignée à résidence dans la Nièvre, va pouvoir retourner chez elle dans les Vosges.

Elle a toutefois toujours interdiction de parler à la presse et d'entrer en contact avec les différents protagonistes de l'affaire. Cette décision a été rendue dans la matinée de mercredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, saisie par les avocats de Murielle Bolle.

"Un énorme soulagement"

Son avocat Christophe Ballorin a déclaré sur franceinfo que "c'est un énorme soulagement, une grande satisfaction pour elle. Murielle Bolle était dans un état de santé psychologique et physiologique extrêmement détérioré. Donc elle va pouvoir reprendre le cours normal de sa vie, rentrer dans ses Vosges et s'occuper de sa famille".

Madame Bolle est innocente, elle n'a rien à voir avec l'enlèvement ou l'homicide du petit Grégory, c'est un point sur lequel elle est absolument constante.Me Christophe Ballorin, avocat de Murielle Bolleà franceinfo

Il rappelle que pour l'instant, Murielle Bolle n'a pas été entendue sur le fond de l'affaire. "On s'aperçoit que l'instruction du dossier est menée de façon technique, il y a des expertises en matière d'ADN, de stylométrie, mais les protagonistes du dossier ne sont pas entendus", a rappelé l'avocat. "Je pense que la magistrate, du point de vue de son instruction, attend d'avoir tous les éléments pour pouvoir les soumettre à l'attention de Murielle Bolle".

Murielle Bolle, belle-sœur de Bernard Laroche, a été mise en examen en juin dernier pour "enlèvement suivi de mort" du petit Grégory.

En octobre 1984, alors adolescente, elle avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir enlevé Grégory Villemin, retrouvé mort noyé dans une rivière des Vosges, avant de se rétracter.