Affaire Grégory : la justice refuse que Murielle Bolle quitte la Nièvre pour rentrer chez elle, dans les Vosges

Personnage-clé de l'affaire, elle n'est pas autorisée à avoir de contacts avec la presse ou les protagonistes du dossier et doit pointer deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre dans la Nièvre, loin de son domicile vosgien. 

Murielle Bolle face aux journalistes, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en 1984.
Murielle Bolle face aux journalistes, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en 1984. (MAXPPP)

La demande de levée du contrôle judiciaire de Murielle Bolle a été rejetée par la chambre de l'instruction. Mercredi 24 janvier, la cour d'appel de Dijon (Côte-d'Or) a refusé que ce personnage-clé de l'affaire Grégory rentre chez elle dans les Vosges, comme elle le demandait, a indiqué l'un de ses avocats, Christophe Ballorin. D'abord écrouée après sa mise en examen à la fin juin, Murielle Bolle avait été placée sous strict contrôle judiciaire début août, avec obligation de résider dans la Nièvre, loin de son domicile.

La raison de ce refus ? Murielle Bolle n'a toujours pas été ré-entendue par la juge d'instruction, depuis six mois. A ce motif, le parquet général s'était opposé dès lundi à tout assouplissement de son contrôle judiciaire. En vertu de ce dernier, elle n'est pas autorisée à avoir de contacts avec la presse ou les protagonistes du dossier et doit pointer deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre.

En 1984, alors adolescente, Murielle Bolle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, du rapt du garçon de 4 ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter. Trois décennies plus tard, la justice soupçonne cette femme de 48 ans d'avoir participé au rapt mortel de l'enfant, tout comme les époux Jacqueline et Marcel Jacob, également mis en examen en juin dernier. Des accusations rejetées en bloc par la défense.