Vidéo Mort de Nahel : le terminus de bus du Fort d’Aubervilliers a été incendié cette nuit

Des tensions ont éclaté un peu partout en France pour la troisième nuit consécutive dans la nuit de jeudi à vendredi, en réaction à la mort de Nahel. En Seine-Saint-Denis, une dizaine de bus a été détruit par les flammes dans un dépôt.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le terminus de bus du Fort d’Aubervilliers (93) a été incendié cette nuit, une dizaine de véhicules sont détruits. (WILLIAM DE LESSEUX / RADIOFRANCE)

Des scènes dignes d'un film catastrophe : des carcasses de bus calcinées, encore fumantes, plusieurs heures après avoir été ravagées par les flammes. Des tensions ont de nouveau éclaté un peu partout en France pour la troisième nuit consécutive en réaction à la mort de Nahel, 17 ans, tué mardi par un tir de policier lors d'un contrôle à Nanterre.

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Dans la nuit de jeudi à vendredi, le terminus de bus du Fort d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, a été incendié cette nuit, une dizaine de véhicules sont détruits, comme ont pu le constater des journalistes de franceinfo. 

Selon les premières informations, cette gare routière "clôturée et gardiennée" située à Pantin, proche de la station Fort d’Aubervilliers, des bus RATP ont été pris pour cible par un groupe d’individus armés de cocktails molotov, indique la régie parisienne de transports en commun, précisant que "les dégâts sont très importants avec l’incendie volontaire de 12 bus". Aucun blessé n’est à déplorer. 

Contactée, la RATP "condamne avec la plus grande fermeté cet acte intolérable sur des biens essentiels au fonctionnement du service public". Les organisations représentantes du personnel n'ont, pour l'heure, pas communiqué sur un éventuel droit de retrait. 

Déjà pris pour cible mercredi soir lors des émeutes qui ont agité la région, et par craintes de nouveaux incidents, les tramways et autobus d'Île-de-France avaient arrêté de circuler à 21h ce jeudi, après une décision conjointe de la préfecture de police et des opérateurs de transports franciliens "pour assurer la protection des agents et des voyageurs", a tweeté la présidente d'Île-de-France Mobilités (IDFM), Valérie Pécresse, mercredi. Avant d'indiquer : "Nos transports ne sont pas des cibles pour les voyous et les casseurs !", a ajouté l'élue (LR), également présidente du conseil régional. 

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