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Emeutes après la mort de Nahel : le commissaire européen à la Justice prône une "réflexion" sur le maintien de l'ordre

Didier Reynders estime que "le niveau de violence est très élevé" dans l'Hexagone.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, participe à une conférence de presse à Stockholm (Suède), le 21 juin 2023. (PONTUS LUNDAHL / TT NEWS AGENCY / AFP)

Il s'inquiète du "niveau de violence très élevé" en France. Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a prôné "une réflexion" sur l'organisation du maintien de l'ordre, dans une interview sur la radio belge La Première de la RTBF (à 7 minutes), mercredi 5 juillet. "En France, ce qui a été très frappant au fil des années – vous avez vu les 'gilets jaunes', la réforme des retraites, maintenant ces émeutes –, chaque fois il y a un niveau de violence très élevé", a déclaré le commissaire belge, interrogé sur les violences urbaines survenues en France depuis la mort, le 27 juin, de Nahel, 17 ans, tué par un policier lors d'un contrôle routier.

Ce niveau de violence "pose problème, parfois, dans le comportement d'un certain nombre de policiers – on le voit à travers des situations dramatiques qui ont pu intervenir – et à travers aussi le comportement de personnes, qui ont le droit de manifester librement – c'est un droit fondamental – mais pas de piller des magasins, pas de détruire des commerces, pas de détruire du matériel public, a ajouté Didier Reynders. Donc il y a vraiment une réflexion à avoir sur la manière d'organiser le maintien de l'ordre."

"De la prévention" plutôt qu'"une confrontation directe"

Et de poursuivre : "A Bruxelles par exemple, il y a probablement deux à trois manifestations par jour, mais il y a une manière de gérer ces manifestations – qui ne sont pas toutes violentes fort heureusement – qui passe peut-être plus par de la prévention, par des arrestations administratives quand il le faut, plutôt que par une confrontation directe."

La Commission européenne présente ce mercredi son quatrième rapport sur l'Etat de droit dans les 27 pays de l'UE, qui examine le fonctionnement de la justice, la lutte contre la corruption, le pluralisme et la liberté des médias ainsi que l'équilibre des pouvoirs dans chaque Etat membre.

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