Crash de l'A320 : la thèse du suicide privilégiée

Dans la plupart des cas, quand un copilote et un commandant de bord volent ensemble, ils ne se connaissent pas.

FRANCE 2

Deux jours après l'accident de l'Airbus A320 dans les Alpes-de-Haute-Provence, le procureur de Marseille a affirmé que seul le copilote était présent dans le cockpit au moment du crash. Le commandant de bord était coincé à l'extérieur. Pendant ce temps, le copilote a alors volontairement amorcé la descente de l'avion.

Un événement rarissime

"Les cas avérés de suicide sont extrêmement rares [...], trois ou quatre, dont un relativement récent en Namibie et des événements plus anciens, mais ce n'est jamais arrivé en Europe à ma connaissance", affirme Jean-Paul Troadec, ex-directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), sur le plateau de France 2.
Difficile toutefois pour les pilotes d'anticiper ce genre de comportements. Le commandant de bord Erick Derivry révèle que les deux pilotes qui volent ensemble ne se connaissent généralement pas. "Nous découvrons, dans la plupart des cas, le copilote, et le copilote découvre le commandant de bord au début de cette rotation", explique-t-il.

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Le cockpit d\'un A320 de la compagnie JetBlue, le 12 juin 2009, à Salt Lake City (Utah, Etats-Unis).
Le cockpit d'un A320 de la compagnie JetBlue, le 12 juin 2009, à Salt Lake City (Utah, Etats-Unis). ( MAXPPP)