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Brétigny : au moins deux vols commis au préjudice de passagers du train

Des objets appartenant à deux passagers ont été retrouvés après la catastrophe, à la station RER de Châtelet-Les-Halles.

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France Télévisions
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Les secours prêtent assistance aux victimes de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Des passagers du train Paris-Limoges qui a déraillé le 12 juillet à Brétigny-sur-Orge (Essonne) ont bien été victimes de vols dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, a indiqué, mercredi 24 juillet, le procureur d'Evry. Il a fait le point sur les différents incidents qui ont entouré la scène de l'accident.

Des vols sur des passagers

"Nous avons la certitude que deux vols ont été commis", a déclaré Eric Lallement lors d'une conférence de presse. Une veste, un chéquier, un agenda et une facture d'ordinateur appartenant à deux passagers ayant signalé un vol ont en effet été retrouvés par la suite à la gare RER de Châtelet-Les-Halles, au cœur de Paris. Un téléphone portable et un ordinateur portable déclarés volés par ces mêmes passagers n'ont en revanche pas été retrouvés.

Une autre plainte a été déposée à Limoges par un voyageur. Après s'être extrait du train, ce dernier a constaté que l'ordinateur portable qu'il transportait avait disparu de sa valise.

L'examen des bandes de vidéosurveillance a permis de constater qu'une ou deux personnes étaient entrées dans la gare de Brétigny sans bagage et en étaient ressorties avec des bagages. Des investigations sont en cours pour identifier ces personnes et déterminer s'il s'agit ou non de vols, a indiqué le procureur.

Interrogé sur les vols de passagers, le procureur a considéré ces actes comme "inqualifiables", ajoutant que "la société se doit d'en rechercher les auteurs". Il a toutefois qualifié ces vols d'actes "circonstanciels et pas généralisés".

Un secouriste pris à partie

De son côté, un médecin du Samu a porté plainte pour des violences. Alors qu'il s'apprêtait à porter secours aux victimes de la catastrophe, le médecin a été interpellé par un groupe de personnes souhaitant qu'il porte assistance à l'une de leurs amies.

Après son refus, une altercation a éclaté, au cours de laquelle le téléphone portable du médecin a été volé. "Un groupe a été interpellé puis remis en liberté", a indiqué le procureur, soulignant que ces personnes avaient auparavant porté assistance aux victimes.

Des jets de projectiles

Dès l'arrivée des premiers secours, cinq sapeurs-pompiers ont dit avoir été la cible de jets de cailloux par une bande de jeunes. Les forces de l'ordre sont intervenues et les jeunes ont été dispersés rapidement, selon le procureur, qui évoque "un événement grave mais rapidement maîtrisé et qui ne s'est pas reproduit par la suite".

En revanche, vers 19h30, soit environ deux heures après la catastrophe, au moment de l'élargissement du périmètre de sécurité, "un agent de police a visualisé une projection de deux canettes en direction de forces de l'ordre", a dit le magistrat. Aucun blessé n'a été déploré.

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