Régionales : le Front national ne dirigera aucune région, Marine Le Pen rate son pari

En tête dans six régions à l'issue du premier tour, le FN n'a réussi à transformer l'essai nulle part au second tour, dimanche.

Les frontistes Marine Le Pen, Florian Philippot et Nicolas Bay arrivent à l\'Elysée pour un entretien avec François Hollande, à la suite des attentats de Paris, le 15 novembre 2015.
Les frontistes Marine Le Pen, Florian Philippot et Nicolas Bay arrivent à l'Elysée pour un entretien avec François Hollande, à la suite des attentats de Paris, le 15 novembre 2015. (MAXPPP)

Ce n'est pas encore pour cette fois : le Front national ne dirigera aucune région. En tête dans six régions à l'issue du premier tour des élections régionales, le FN n'a réussi à transformer l'essai nulle part, dimanche 13 décembre, à l'issue du second tour, selon notre estimation Ipsos-Sopra Steria. Ni Marine Le Pen (lourdement battue par Xavier Bertrand en Nord-Pas-de-Calais-Picardie), ni Marion Maréchal-Le Pen (vaincue par Christian Estrosi en Provence-Alpes-Côte d'Azur) n'ont réussi à l'emporter.

>> Elections régionales : les résultats du second tour en direct

"Une montée inexorable", selon Marine Le Pen

Les outsiders frontistes n'ont pas eu davantage de succès : malgré une en triangulaire qui lui était favorable, Florian Philippot a échoué loin derrière la droite en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Quant à Sophie Montel, elle échoue de peu en Bourgogne-Franche-Comté, dans un mouchoir derrière la gauche et la droite.

Malgré tout, le Front national, qui avait franchi le cap du premier tour dans les 13 régions métropolitaines en réunissant plus de 6 millions de voix, réalise lors de ce scrutin l'une de ses meilleures performances électorales. "Rien ne pourra nous arrêter", a déclaré Marine Le Pen en réaction à sa défaite, évoquant "une montée inexorable" de son parti.

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Le Front national a clairement souffert, au second tour, d'un regain de mobilisation de l'électorat. Dans les deux régions où il était opposé à la droite en duel, le retrait des candidats socialistes, arrivés troisième, lui a été fatal. L'évolution des résultats entre le premier et le second tour montre que si le Front national peut devenir, en nombre de voix, le premier parti de France, il peine toujours à s'arroger des victoires au scrutin majoritaire, victime du fort rejet qu'il suscite toujours.