Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine : pas "d'étiquette socialiste" pour Masseret s'il se maintient, indique le PS

Le candidat PS dans cette région, arrivé troisième, refuse de se retirer au second tour, malgré les consignes de son parti.

La tête de liste socialiste en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret, dans un bureau de vote de Metz (Moselle) dimanche 6 décembre 2015.
La tête de liste socialiste en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret, dans un bureau de vote de Metz (Moselle) dimanche 6 décembre 2015. (FRED MARVAUX / AFP)

"Il n'aura pas l'étiquette socialiste", annonce lundi 7 décembre Corinne Narassiguin, la porte-parole du PS, après l'annonce de Jean-Pierre Masseret, tête de liste socialiste en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, de se maintenir au second tour des régionales

Dimanche, sa liste est arrivée en troisième position du premier tour avec 16,11% des suffrages, loin derrière celles des Républicains (25,83%) et du Front national, qui est en tête avec 36,06% des voix. Dans la soirée, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, a été très clair : le PS fera "barrage républicain" en retirant ses candidats dans les régions où le Front national peut l'emporter au second tour, citant ainsi la Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Les candidats PS de ces deux régions ont obtempéré. Lundi, il a annoncé au micro de RTL que le parti retirerait aussi sa liste en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

"C'est une question de principe"

"Jean-Pierre Masseret dit qu'il veut rester, mais il faut que tous les candidats soient d'accord avec lui pour déposer la liste" avant la date limite, mardi à 18 heures, a rajouté la porte-parole du PS. "Le Bureau national a pris une décision unanime, c'est une question de principe, c'est un message que l'on veut envoyer nationalement à toute la France, à tous les électeurs de gauche. Il n'y aura pas de discussion nouvelle sur cette question."

"Le but, c'est que l'on arrive à régler cette question dans la journée" de lundi, a indiqué la porte-parole. Elle a précisé que des discussions avaient eu lieu durant toute la nuit de dimanche à lundi et se poursuivaient dans la journée de lundi, entre la rue de Solférino, au siège du PS, et différents responsables de la région du Grand Est.