Présidentielle : files d'attente interminables, évacuation... La galère des Français de l'étranger pour aller voter

866 bureaux de vote sont ouverts à l'étranger pour l'élection présidentielle.

Les Français résidants à Londres, devant le bureau de vote pour la présidentielle, dimanche 23 avril 2017.
Les Français résidants à Londres, devant le bureau de vote pour la présidentielle, dimanche 23 avril 2017. (NIKLAS HALLE'N / AFP)

De l'Australie au Canada, de nombreux Français de l'étranger ont dû s'armer de patience pour pouvoir aller voter au premier tour de l'élection présidentielle, samedi 22 et dimanche 23 mars. Au total, 866 bureaux de vote sont ouverts hors de France. Franceinfo fait un tour des sites de vote étrangers qui ont connu le plus de perturbations.

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A Montréal (Canada), plusieurs heures de queue dans le froid

Quelques 57 762 électeurs français sont inscrits à Montréal. Samedi 22 mars, ils étaient des milliers à patienter, parfois excédés, pendant près de trois heures pour pouvoir exercer leur droit de vote. "Ce n'est pas possible de mettre qu'un seul bureau de vote pour la région de Montréal. C'était extrêmement décourageant", a expliqué à franceinfo une Française de 25 ans. "J'ai fait demi-tour pour revenir voter plus tard", a ajouté un Français de 31 ans.

A Londres (Royaume-Uni) : "C'est l’horreur totale, je ne sais pas si je vais pouvoir voter"

La pagaille à Londres, dimanche 23 mars. Avec 120 000 de citoyens français inscrits comme résidents à Londres, la ville ne compte que deux sites de vote. De quoi rapidement faire déborder les capacités d'accueil. "Il y a au moins trois ou quatre heures de queue pour aller voter. La file d'attente fait tout le tour du bloc", explique Muriel Demarcus, blogueuse et consultante, résidente à Londres depuis 15 ans, contactée par franceinfo. 

Une situation qui interroge : "En 2012, tout s'était bien passé. Il y avait une petite file d'attente, mais cela n'avait rien à voir", explique-t-elle.

A New-York (Etats-Unis), le bureau de vote évacué

A New York, le consulat de France, où devaient voter samedi 22 mars des centaines de Français, a été brièvement évacué dans l'après-midi à la suite d'une alerte à la bombe, avant que tout rentre dans l'ordre. "Après les Champs-Élysées, les policiers du NYPD avaient pour consigne d'être particulièrement vigilants", a expliqué la consule, Anne-Claire Legendre.

A Hong-Kong (Chine) : "J'ai attendu deux heures pour pouvoir voter" 

Il fallait être patient pour aller voter à Hong-Kong, dimanche matin. "Je suis arrivé à 9 heures et j'ai attendu deux heures pour pouvoir voter", raconte Eric Delattre, qui réside dans la ville chinoise depuis six ans. Malgré cette longue attente, l'ambiance était calme, selon ce directeur informatique, contacté par franceinfo. "Beaucoup d'expatriés français se connaissent et habitent de les mêmes quartiers."

Dans la file, les expatriés parlent de leur quotidien, mais aussi politique : "Tout le monde est assez conscient de l'enjeu de cette élection", précise Eric Delattre.