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Présidentielle 2017 : la plainte d'Anticor concernant plusieurs comptes de campagne classée sans suite

L'association de lutte contre la corruption demandait une enquête pour "vérifier la transparence et la probité des comptes" de campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, de Benoît Hamon, de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen.

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France Télévisions
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Les candidats à l'élection présidentielle de 2017 Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoît Hamon, lors d'un débat télévisé, le 20 mars 2017.  (PATRICK KOVARIK / AFP)

La plainte de l'association anticorruption Anticor, qui demandait une enquête pour "vérifier la transparence et la probité des comptes" de la dernière campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, de Benoît Hamon, de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, a été classée sans suite, a appris l'AFP de source judiciaire, vendredi 21 septembre. 

En juin, Anticor avait dénoncé une série de remises, avantages ou surfacturations suspectes dans ces comptes de campagne. Elle avait porté plainte le 13 juin pour "tentative de détournements de fonds publics", "abus de confiance" et "abus de biens sociaux". Au-delà des candidats ciblés, l'association visait, à travers cette plainte, la "responsabilité" de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), relève Le Monde

Le ministère public estime, après avoir reçu des précisions de la CNCCFP, que les infractions visées n'"apparaissent pas constituées", selon la lettre de 11 pages adressée à l'association par le procureur François Molins, et dont a eu connaissance l'AFP.

"Une réponse politique", pour l'avocat d'Anticor

"La décision du parquet est circonstanciée et a les atours d’une réponse juridique, mais elle s’apparente d’abord à une réponse politique", a réagi l'avocat d'Anticor, Jérôme Karsenti. "Le procureur de la République n’a fait en réalité aucune enquête et ne s’appuie que sur la réponse de la CNCCFP. Mais, problème majeur, cette Commission n’a pas les moyens [d’investigation]", a-t-il regretté. 

Joint par franceinfo, le président de l'association Anticor, Jean-Christophe Picard, qualifie de classement sans suite d'"un peu particulier". "Le procureur relève tout de même qu'une partie des faits que nous visions font l'objet d'enquêtes", a-t-il réagi. "Et que ces enquêtes ne soient pas ouvertes par nous, ce n'est pas très grave, nous ne sommes pas susceptibles !"

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