Pénélope Fillon épinglée par "Le Canard enchaîné" : l'équipe du candidat y voit "une volonté de le déstabiliser"

Le Canard enchaîné rapporte mercredi que la femme de François Fillon, Pénélope Fillon, aurait été rémunérée en tant qu'attachée parlementaire de son mari et de son suppléant pendant huit ans. Rien d'illégal, pour la porte-parole du candidat, Florence Portelli.

Penelope et François Fillon, lors d\'un meeting du candidat Les Républicains, le 25 novembre 2016.
Penelope et François Fillon, lors d'un meeting du candidat Les Républicains, le 25 novembre 2016. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

La femme de François Fillon, Pénélope Fillon, aurait été rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son époux ou de son suppléant, selon Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 25 janvier. D'après ses "feuilles de paie", Pénélope Fillon a été rémunérée, jusqu'à 7 000 euros brut par mois, de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l'enveloppe réservée à cet effet pour les parlementaires.

Invité sur franceinfo mercredi 25 janvier, Florence Portelli, l'une des porte-parole de François Fillon s'interroge : "Pourquoi vient-on chercher cette histoire, alors qu'il n'y avait rien d'illégal ? Est-ce qu'il n'y a pas une volonté de déstabiliser le principal favori de la course ?"

Absente à l'Assemblée nationale

Selon Le Canard enchaîné, à l'Assemblée nationale, personne ne connaissait Pénélope Fillon, y compris une ancienne collaboratrice de François Fillon. "Pour rappel, quand vous êtes collaborateur parlementaire à l'Assemblée nationale ou au Sénat, vous travaillez soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat même, ou alors vous travaillez en circonscription", a afirmé Florence Portelli.

"Quand vous êtes député de la Sarthe, comme l'a été François Fillon, vous avez des collaborateurs qui sont à Paris, et d'autres qui sont en province, a expliqué l'une des porte-parole du candidat Les Républicains à l'élection présidentielle. Ils sont censés rencontrer des administrés pour représenter, faire remonter des dossiers à Paris. Donc, si on n'a pas vu Mme Fillon, c'est parce qu'elle était dans la Sarthe."

Pour Florence Portelli il n'y a donc rien d'illégal et "la moralité de manière globale serait de laisser les hommes politiques qui sont en campagne et qui ne commettent rien d'illégal", a-t-elle lancé. En concluant "Pourquoi aller chercher ça maintenant qu'il est candidat à l'élection présidentielle ? Cela participe à un jeu pas très sain en ce moment de faire du 'Fillon bashing' et de discréditer la classe politique."