Les 4 Vérités - Jacques Cheminade : "Mes idées font peur à la caste politique française"

Jacques Cheminade est l'invité de Guillaume Daret sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce lundi 4 avril.

France 2

À 74 ans, Jacques Cheminade est candidat à l'élection présidentielle de 2017. Déjà candidat en 1995 et 2012, il l'a annoncé ce lundi matin dans Les 4 Vérités sur France 2. Interrogé sur le sens de cette candidature, le président du parti Solidarité et Progrès a répondu : "Depuis quarante ans, en France, on applique une politique de démantèlement financier, qui n'est pas une politique de croissance, qui est une politique où l'on se soumet à une tutelle financière internationale. Et alors c'est l'austérité sociale, c'est une politique où les gens en place, le sérail, pactisent avec l'empire de l'argent. Aujourd'hui, 81% des Français pensent que ce n'est pas rassurant et 71% pensent que la société française est injuste". Et d'insister : "Nous sommes dans une occupation financière, il faut lutter contre et s'en libérer".

"Le vote utile sera de voter pour moi"

Commentant ses résultats aux présidentielles précédentes (0,28% en 1995 et 0,25% en 2012), Jacques Cheminade estime qu'il a été "traité pour être éliminé. Mes idées leur faisaient peur, pas moi. L'idée qu'on peut mettre en cause la collaboration de la caste politique française avec un système financier et monétaire internationale". Diplômé de HEC et énarque, ancien attaché commercial à l'ambassade de France à New York, il ne pense pas rencontrer de difficultés à recueillir au moins 500 parrainages pour valider sa candidature à la présidentielle.

"Les Français s'apercevront que le vote utile sera de voter pour moi" en 2017, assure-t-il. "Ils ont fait un vote inutile avec François Hollande, qui n'a pas du tout été à la hauteur de ses promesses". Jacques Cheminade se dit "gaulliste de gauche" et ses références sont "Jaurès, de Gaulle et Mendès France". Il est "pour la sortie de l'euro à condition que ce ne soit pas un repli national", "pour la sortie de la France de l'UE", "contre la légalisation de la drogue douce mais contre le fait de sanctionner les consommateurs".