Éric Dupond-Moretti en a "un peu ras-le-bol" du "buzz" autour d'Éric Zemmour

"On accepte l'inacceptable", a estimé ce mardi sur France Inter le garde des Sceaux à propos des déclarations du polémiste, qu'il a accusé de "négationnisme".

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Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti sur France Inter le 19 octobre 2021. (RADIO FRANCE / FRANCE INTER)

"Zemmour, c'est comme le bulletin météo. Tous les jours, il y a quelque chose de nouveau, et on est en train de confisquer le débat démocratique sur le fond", a estimé ce mardi 19 octobre sur France Inter Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, interrogé sur le polémiste qui ne cache pas ses ambitions présidentielles.

"D'abord, Zemmour c'est les sondages, puisque tous les jours on en a, a poursuivi le garde des Sceaux. Dites-moi quel est le sondage qui, à six mois d'une élection présidentielle, a vu juste. Quel sondage a vu juste concernant l'élection de Trump, le Brexit, les élections européennes ? Un peu ras-le-bol de faire le buzz là-dessus".

Éric Dupond-Moretti est revenu sur les propos d'Éric Zemmour fin septembre, qui a considéré que le régime de Vichy avait protégé les Français juifs. "On accepte l'inacceptable, a répondu le ministre. Remettre en cause la période vichyste, c'est du négationnisme au sens premier du terme. Le négationnisme, c'est contester la Shoah, mais contester un fait historique aussi."

"Dire que Pétain a aidé les Juifs et se revendiquer en même temps du RPR, c'est assez curieux. Être pour la peine de mort et se revendiquer de Chirac, c'est aussi très curieux"

Éric Dupond-Moretti à propos d'Éric Zemmour

sur France Inter

Interrogé sur la hausse de l'extrême droite en France, le ministre de la Justice a estimé que c'était "aussi la faute du buzz". Il a pointé les réseaux sociaux, "qui expriment n'importe quoi, n'importe comment", mais aussi le fait "qu'il n'y a plus aucune hiérarchie dans les paroles et que tout le monde peut s'exprimer, et peut s'exprimer dans la haine". Il considère que "tout cela fait monter la mayonnaise". "Cette espèce de frustration, d'abaissement du niveau de la parole, (...) explique la montée de l'extrême droite", a-t-il ajouté.

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